Jeudi 14 février 2019 – Claude Cohen

D’après un sondage récent, 49 % des Maires ne veulent pas se représenter. Cela traduit une difficulté croissante de la fonction que les élus exercent.

Dans la dernière décennie, de nombreuses contraintes tant réglementaires que budgétaires sont venues complexifier la gestion de la commune.

Être le premier représentant de l’État auquel les Français sont confrontés impose de connaître leurs attentes et un investissement entier de l’élu.

Voir interview TLM

Voir power point

Mais comment faire aujourd’hui pour porter les projets nécessaires à notre territoire si l’État rogne de plus en plus les finances dont nous avons tant besoin pour développer nos écoles, nos infrastructures sportives, etc.

De plus en plus de dépenses nous sont aussi imposées par l’État, comme sur la rémunération du personnel municipal. Il y a aussi les missions régaliennes qui normalement sont du ressort de son ressort comme les pièces d’identité ou la sécurité qui sont aujourd’hui dévolues en grandes partie aux collectivités.

Face à ce constat de moyens de plus en plus limités, les élus doivent malgré tout dégager des marges de manœuvre suffisantes pour continuer à investir.

Dans ma commune, cela s’est traduit par une réorganisation de la structure communale. Un nouveau organigramme organisé par secteur d’activité et par mission. 

Aujourd’hui, la mutualisation des savoir-faire et des moyens nous paraissent essentiels pour rationaliser les ressources que nous avons à mobiliser.

Des économies structurelles sont aussi exigées sur le niveau de vie de la commune, des élus comme de nos collaborateurs. Cette exigence d’efficacité de la structure publique est la seule réponse possible au défi actuel de pouvoir investir sans pour autant augmenter les impôts de nos concitoyens.

Mettre en place une gestion responsable de la collectivité n’est pas toujours facile car cela suppose supprimer beaucoup de privilèges indus. Mais pour avoir l’adhésion indispensable des fonctionnaires il faut surtout rétablir la justice et l’équité.

De tous ces efforts, nous avons réussi à concentrer près de 5 millions d’euros par an. Mais de ces millions, tous ont été absorbés par la cruelle nécessité de rénover les bâtiments publiques, agrandir les écoles, refaire les équipements sportifs. Nous avons été obligés de faire ce que 50 ans de gestion de gauche aurait dû faire en son temps.

J’aurais l’occasion de vous présenter mon expérience de Maire dans cette évolution inédite que traversent les communes, de la nouvelle gestion qui a été mise en place pour Mions ainsi que les pistes d’économies que nous avons dû suivre pour continuer notre mission de servir la ville et ses habitants.

Claude Cohen – Maire de Mions

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Jeudi 31 janvier 2019 – Michel Le Faou

Vice-président de la Métropole de Lyon

Adjoint au maire de Lyon délégué à l’urbanisme, l’habitat et

la politique de la ville

sur le thème

Le renouvellement urbain :

une ambition métropolitaine pour la métamorphose et la cohésion de nos territoires

Vous avez pu constater comme moi que la politique de renouvellement urbain à l’œuvre depuis de nombreuses années sur le territoire de la Métropole est un véritable succès.

Cette réussite témoigne des politiques publiques ambitieuses menées par la Ville de Lyon et la Métropole de Lyon, pour valoriser tous azimuts notre patrimoine, dans toutes ses composantes (culinaire, bâti, naturel…)

C’est ce dynamisme qui a permis de passer un cap !

Voir interview TLM

De grande ville provinciale, elle a aujourd’hui le statut de métropole européenne, rivalisant avec ses consœurs : dans le domaine du tourisme, de l’investissement étranger, de l’attractivité économique au sens large.

Redonner du sens et de la valeur au développement urbain, c’est ce que nous faisons chaque jour dans nos projets, et ce sur tout le territoire de la métropole.

En quelques décennies, l’agglomération lyonnaise s’est transformée, et même métamorphosée : la Métropole est plus puissante, plus attractive, et plus riche de ses diversités.

Tirant parti de cette dynamique, la Métropole accueille chaque jour de nouvelles entreprises, tout comme elle séduit une population désireuse de profiter d’une qualité de vie, dont peu de métropoles de son envergure peuvent se prévaloir.

Loin de se satisfaire de ces atouts avérés, la Métropole de Lyon mène une politique de développement et de renouvellement urbain à la hauteur de ses ambitions, afin de répondre aux besoins actuels et futurs de ses habitants et de son territoire.

Pour preuve, son dynamisme de construction, avec 13 836 logements commencés en 2017 (une de nos années record !) et les 10 000 voire plus que nous produirons en 2018.

En tant que vice-président de la Métropole j’ai pleinement conscience de la nécessité de maintenir cette dynamique, et nous travaillons activement en ce sens ! Le prochain PLU H, bientôt opposable, sera notre outil au service ce ces grandes ambitions.

Mon intervention de ce jour a pour objet de  vous présenter les enjeux de notre métropole, ses projets et ses ambitions pour l’avenir, dans le champ très large de notre politique de renouvellement urbain, que ce soit dans la reconversion de sites ou, dans des secteurs et des quartiers en difficulté et en manque d’attractivité.

Je tiens ici à souligner que la performance de l’agglomération lyonnaise sur le secteur immobilier est, l’un des points clefs de l’attractivité de Lyon et sa Région.

A l’heure où les investissements publics ne sont certes pas à leur plus haut niveau, je crois aux actions conjuguées entre le public et le privé, au service de l’intérêt général de nos concitoyens, au profit de la qualité urbaine, au profit de l’agglomération et de son développement, pour la rendre toujours plus ouverte et attractive.

La Métropole s’est engagée à poursuivre son développement pour l’accueil de nouvelles entreprises, la création d’emplois et parallèlement, l’accroissement de la population : 150 000 habitants de plus à l’horizon 2030.

Elle se donne également les moyens de ses ambitions en investissant plus de 3.5 Milliards d’euros sur son territoire au cours de ce mandat.

C’est cette  politique d’envergure que nous souhaitons poursuivre avec vous. Le Renouvellement Urbain en sera un outil majeur.

Michel Le Faou

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Jeudi 17 janvier 2019 – Roland Crimier

Vice-Président de la Métropole de Lyon, en charge des énergies

Maire de Saint Genis Laval

Avant l’intervention de  Roland Crimier,  hommmage est rendu à notre ami Florent Dessus, décédé le 7 décembre 2018 d’une crise cardiaque.

Comme savait le rappeler Florent « Le vrai tombeau des morts c’est le cœur des vivants, tout le reste n’est que littérature…  « 

 

Transition énergétique et lutte contre le réchauffement climatique :

La Métropole de Lyon s’engage avec son Schéma Directeur des Energies

Roland Crimier, Vice-Président de la Métropole de Lyon en charge de l’énergie, expose les grandes orientations du Schéma Directeur des Energies (SDE).

Une réflexion partenariale engagée depuis 4 ans en transversalité

Planifier l’énergie sur un territoire : voilà ce que la Métropole prépare depuis 2014 avec l’élaboration de son SDE : diagnostic multi-énergies de la production jusqu’à la consommation sur 59 communes, diagnostic des acteurs du territoire et enfin choix « politiques » sur de grands objectifs chiffrés. « Toutes ces étapes sont nécessaires », explique Roland Crimier. « En effet, plusieurs de nos politiques publiques sont concernées : l’eau, les déchets, les transports, les logements, l’urbanisme, les réseaux de distribution, la lutte contre la précarité énergétique, les énergies renouvelables…

Voir interview TLM : en directeur du Club de l’OURS

La réaction de David Kimelfeld, Président de la Métropole de Lyon, suite à cette annonce : 

« Très tôt, la Métropole de Lyon a pris conscience des enjeux climatiques. Grâce à notre Plan Climat Énergie Territorial, nous avons déjà réduit nos émissions de gaz à effet de serre de -16,5%.

 À l’image de l’Usine Energétique Métropolitaine, dans la Vallée de la Chimie, la Métropole de Lyon fait figure de territoire pionnier en matière de transition énergétique. Mais face à l’ampleur du réchauffement nous avons décidé d’aller plus loin. Nous avons initié dès 2015 avec le Schéma Directeur des Energies notre propre programmation pluriannuelle des énergies pour définir la transition énergétique de notre territoire à horizon 2030.

 Ce schéma forme le socle technique de notre futur Plan Climat et propose d’ores et déjà des objectifs exigeants. Pour mener à bien cette ambition que je porte, et être à la hauteur des enjeux climatiques, nous avons besoin de l’ensemble des acteurs concernés. C’est pourquoi nous lançons le 13 décembre une vaste concertation citoyenne. Ensemble, nous devons tous, collectivités, acteurs du territoire, associations et habitants prendre notre part et participer collectivement à la lutte contre le dérèglement climatique. »

 

Une démarche coordonnée avec le Plan climat

Cet outil viendra alimenter une autre démarche territoriale, le Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET). Et Roland Crimier de préciser : « le SDE constituera le volet « atténuation » de la lutte contre le réchauffement climatique. Il s’ajoute au volet « adaptation » du Plan climat et au volet « air ». On n’a jamais autant progressé depuis que la démarche est coordonnée et construite avec l’ensemble des acteurs du terrain !».

Quels objectifs pour 2030 ?

Les objectifs de la Métropole de Lyon convergent vers ceux de la loi TECV d’août 2015. « Il nous faut dépasser un paradoxe qui oppose croissance métropolitaine et transition énergétique » reconnaît Roland Crimier. Nous devons atteindre, tous secteurs confondus (résidentiel, tertiaire, transport, industrie) : -20% de consommation d’énergie, 15,5% d’énergie renouvelable dans la consommation et réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40%. Il s’agit de privilégier une approche multi-énergie pour nos territoires (gaz, énergie, chaleur, électricité…).

Comment doubler la part d’énergie renouvelable sur un territoire urbain ?

« Nous souhaitons passer de 70 000 à 200 000 équivalents logements raccordés au chauffage urbain, avec un taux d’énergie renouvelable de 65 %, le gaz fossile deviendra de plus en plus vert en remplaçant le fioul au maximum. En 10 ans, l’objectif est ambitieux mais réaliste » affirme Roland Crimier, « grâce à la biomasse et à nos déchets ménagers qui fournissent une grande quantité de chaleur par incinération ». Et il en va de même pour le solaire : le Grand Lyon peut prétendre de multiplier son parc photovoltaïque par 10. Un cadastre solaire vient d’être mis en ligne gratuitement à disposition du grand public et des professionnels pour recenser chaque pan de toiture disponible.

Autre renouvelable : la méthanisation, procédé qui permet de digérer les matières organiques, notamment les boues de station d’épuration, génère du biogaz renouvelable, que l’on peut soit réinjecter dans le réseau, soit utiliser comme carburant : le gaz naturel véhicule (GNV).

Démonstration faite ! C’est déjà le cas à la station de la Feyssine.

Ce sont des pans entiers d’activités économiques locales et non délocalisables qui se développent ainsi.

Quelles étapes immédiates pour engager politiquement un territoire si dense ?

Le SDE devrait être voté en mars 2019, suivi du PCAET fin 2019.

Deux fils rouges d’action sur lesquels pourront s’appuyer les élus du Grand Lyon et des communes, ainsi que l’ensemble de nos partenaires. « Pour l’heure, nous affinons les actions, notamment celles qu’il va nous falloir massifier par l’approche citoyenne. Un nouveau champ qui va aussi contribuer au développement social de notre territoire » souligne, confiant, Roland Crimier, se référant à Aurélien Barreau, astrophysicien grenoblois : « Les autres combats n’ont aucun sens si celui du changement climatique est perdu ».

Ce défi majeur à remporter pour la planète engage notre responsabilité collective pour nous-mêmes, nos enfants et petits-enfants….

Métropole de Lyon : transition énergétique innovante et ambitieuse

A l’occasion de l’annonce par le gouvernement de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE)*, et alors que le salon Pollutec ouvre ses portes, la Métropole de Lyon confirme son positionnement de territoire volontaire et exemplaire au service de la transition énergétique, notamment au travers d’un projet concret : l’Usine Energétique Métropolitaine.

 

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Jeudi 29 novembre – Paul Minssieux


Paul Minssieux - Maire de Brignais est intervenu au petit-déjeuner du Club de l'OURS le 29 novembre sur le thème :

"Regard d'un maire sur l'urbanisation de sa ville"

  • La spécificité d’une commune péri-urbaine aux abords d’une grande métropole

Brignais est une ville de 11 500 habitants située à 15 km de Lyon. Elle bénéficie d’une situation géographique intéressante au niveau des infrastructures de desserte. Elle se caractérise par un équilibre du territoire entre habitat, activités économiques et espaces naturels, ce qui la rend particulièrement attractive et dynamique. Offrant une vraie qualité de vie à ses habitants, Brignais connait actuellement une pression foncière et un engouement des promoteurs marqués. Bien que valorisante, cette pression doit être maîtrisée par la commune, garante du maintien de cette qualité de vie.

  • L’influence du contexte de l’urbanisation

Un maire subit dans le cadre de la gestion de l’urbanisation de sa ville, nombre de facteurs extérieurs :

– Les évolutions législatives: taux de logements sociaux, durcissement des réglementations environnementales, objectifs imposés de croissance, politique de densification des centre villes… C’est à lui de jongler avec toutes ces normes difficilement conciliables, voire parfois contradictoires.

– La conjoncture économique : une des plus importantes difficultés repose sur la gestion de la temporalité du phénomène d’urbanisation. La conjoncture impose son rythme, faisant alterner des périodes de pics et de creux de la construction ; conjoncture qu’il est difficile d’anticiper pour un maire. Or, la temporalité de l’urbanisation est essentielle pour la gestion de ses conséquences.

  • L’anticipation des conséquences de l’urbanisation

Tout en restant attentif aux formes d’urbanisation de sa ville, le maire doit en outre anticiper ses conséquences : déplacements, équipements publics, calibrage des réseaux représentent les véritables enjeux d’une urbanisation raisonnée et cohérente. A l’heure où les ressources financières des collectivités connaissent une baisse drastique, ces problématiques deviennent primordiales.

Brignais doit en outre faire face à un risque touchant une grande partie de son territoire : les inondations. Ce risque accentue la responsabilité du maire et induit de vraies conséquences sur la constructibilité : prescriptions supplémentaires importantes (pas de sous-sols, gestion des eaux pluviales…), voire inconstructibilité.

  • Le Plan Local d’Urbanisme, un outil majeur mais strictement encadré

L’outil principal de maitrise de l’urbanisation est le PLU. Toutefois, il a ses limites : dernière strate d’une pyramide des normes, il doit se conformer aux nombreuses législations et prescriptions supra-communales. En outre, il doit tenter d’anticiper les fluctuations du marché, exercice relevant souvent de la « boule de cristal » ; sans compter que le PLU est arrêté à un instant T de l’état de la législation qui est par nature en perpétuelle évolution.

  • La concertation avec les habitants

Un maire est le garant de la qualité de vie de ses habitants. Les périodes d’urbanisation importante déstabilisent une partie de la population, satisfont l’autre partie. Elles transforment également la ville par l’évolution des formes urbaines de quartiers entiers. Le renouvellement urbain, prôné par la loi, a de lourdes conséquences sur l’harmonie de la vie collective.

Il est donc primordial que le travail des professionnels de l’immobilier se fasse en lien étroit avec les municipalités. La volonté de maitriser un foncier est bien compréhensible. Toutefois, sans discussion préalable avec les services urbanisme, elle peut conduire parfois à des aberrations entre les propositions financières faites aux propriétaires et la réalité de la constructibilité sur leurs parcelles. Un travail commun en amont permet à tous les intervenants de gagner du temps et de gérer en amont à la fois les problèmes de voisinage et le ressenti des habitants face à l’urbanisation.

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Jeudi 15 novembre 2018 – Christian Peraldi

 

Dans un monde redevenu dangereux, la France doit consentir les efforts budgétaires nécessaires pour assurer sa Défense

 

Alors que les menaces ne cessent de croître, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire National et au-delà aux frontières de l’Europe, depuis trois décennies la France et les membres de l’Union Européenne, croyant naïvement « récolter les dividendes de la paix », n’ont cessé de diminuer leurs budgets de Défense et par conséquence leurs capacités à assurer leur propre sécurité.

Pour faire face à la montée inexorable des menaces, dans un monde de plus en plus dangereux, la France doit désormais mettre en cohérence ses ambitions en matière de Défense et les efforts budgétaires nécessaires pour y parvenir.

Au-delà des menaces, décrites dans les Livres Blancs sur la Défense et la sécurité Nationale de 2008 et 2013 et plus récemment dans la revue Stratégique de Défense et de Sécurité Nationale de 2017, les ruptures stratégiques se sont multipliées ces dernières années. Après plus de 50 ans de guerre Froide, le monde du XXIème siècle est en voie de devenir plus dangereux, que celui du siècle précédent.

Désormais, les démocraties, se trouvent confrontées simultanément au terrorisme islamiste, à la prolifération, à la pression des états dirigés par des régimes forts comme la Chine, la Russie et la Turquie qui d’année en année augmentent leur potentiel militaire et revendiquent leur statut de puissance régionale ou mondiale, pratiquant la politique du fait accompli.

De plus, les Etats-Unis, principal allié de l’Europe, en prise au populisme, aggravent le désordre international en bafouant unilatéralement les traités et les alliances stratégiques à commencer par celle de l’OTAN.

La guerre se transforme et n’est plus l’apanage des Etats. Désormais, hybride ou asymétrique, elle se déplace sur des terrains de confrontation jusqu’à lors inédits comme le cyberespace ou l’espace extra-atmosphérique.

Paradoxalement, face à un monde de plus en plus dangereux qui se réarme, la France, à l’image de l’Europe, n’a cessé de diminuer son effort de Défense et se trouve en passe de perdre l’avance technologique dont elle disposait. Alors que l’effort budgétaire des Etats-Unis en matière de Défense, représente 40% des dépense mondiales dans ce domaine, les budgets cumulés des pays de l’Union Européenne ne pèsent que 15%. Le pourcentage du PIB de la France consacré à la Défense est passé de 5,79% en 1960 à 1,77% en 2017 (pensions incluses). « Bon élève » de la « Réforme de l’Etat », le ministère des Armées a assumé 40% de la réduction des dépenses de l’Etat au cours des dix dernières années.

 

Pour autant, après le Brexit, la France restera l’unique pays de l’Union Européenne à être membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, à disposer d’un modèle d’armée complet, d’une dissuasion Nucléaire indépendante et de moyens d’acquisition du renseignement lui permettant une autonomie de décision.

Pour garder son statut international, la France doit augmenter les ressources consacrées à sa Défense. La Loi de Programmation Militaire 2019-2025, ambitionne d’atteindre un budget de 2% du PIB (hors pensions) en 2025, par une augmentation annuelle de 1,7 milliards d’Euros à partir de 2019 et une augmentation de 3 milliards en 2023. L’augmentation des effectifs devraient être de 6 000, d’ici 2025.

Néanmoins, une grande partie de ces efforts salutaires ne servira qu’à rattraper le temps perdu. En effet, les besoins liés à la mise à hauteur de la dissuasion, la modernisation des équipements, la remontée en puissance des effectifs et des matériels pour retrouver l’adéquation avec le niveau d’engagement, le coût des opérations extérieures, demeurent très importants.

Dans un monde multipolaire de plus en plus menaçant, après des décennies de baisse des budgets consacrés à sa Défense, la France semble avoir décidé de se donner les moyens de protéger ses citoyens et ses intérêts stratégiques et de maintenir son rang au niveau international. Néanmoins, cet effort devra rester constant et rompre avec les vieux démons, notamment celui de considérer la Défense comme une variable d’ajustement budgétaire.

Général de division (2s) Christian PERALDI

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Vendredi 14 septembre – 30 ans du Club de l’OURS

   

 

Le Club a fêté dignement ses 30 ans

 

François Giraud, fondateur du Club

C’est dans le magnifique cadre du Jardin de la Visitation que le Club de l’OURS a soufflé ses 30 bougies en présence de 250 invités parmi lesquels le maire de Lyon, Georges Képénékian, l’archevêque de Lyon, Primat des Gaules, Mgr Philippe Barbarin, François-Noël Buffet, sénateur du Rhône, Thomas Rudigoz, député du Rhône, Béatrice Gaillioud, maire du 5ème arrondissement de Lyon, François Turcas, président de la CPME, et de nombreux maires des communes avoisinantes.

Voir vidéo :

Les discours officiels : 

De gauche à droite : Georges Poix, Monseigneur Barbarin, Daniel Pizzol
Georges Képénékian, - maire de Lyon, Georges Poix - Président du Club, Monseigneur Barbarin, Daniel Pizzol - Vice-président du Club
Georges Képénékian, maire de Lyon, Georges Poix
François-Noël Buffet, Sénateur du Rhône, a rédigé, il y a 30 ans les statuts du Club
Béatrice Gailliout, maire du 5ème arrondissement de Lyon

Georges Poix, président du Club a rappelé l’historique du club fondé il y a 30 ans par l’architecte François Giraud.

Il rassemble des décideurs  professionnels, acteurs économiques et sociaux, privés ou publics, peronnes physiques ou entreprises, institutions, consultants, issus du monde de l’immobilier, de la finance, des services.

Le Club réunit 400 adhérents et 1 100 membres invités aux rencontres.

La vocation du Club est « le partage de données relatives à l’urbanisme et la recherche de la performance pour une plus grande solidarité.

Les échanges ont lieu lors de réunions techniques ou festives dont l’objectif est le développement de la convivialité entre les acteurs qui participent à l’acte de bâtir.

L’équipe du Club, en plein travail pour la préparation du jour J :

Jour J : 

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Jeudi 18 octobre – Daniel Paraire

Daniel Paraire

Président de la CCI Nord Isère,

acteur de la logistique et de la multimodalité

Dans une région comme la nôtre, où se concentrent autant de moyens de transport, le développement de la filière logistique et de la multimodalité est un axe fort sur lequel la CCI Nord Isère est positionnée.

Cela se traduit notamment, par la gestion de la plateforme logistique multimodale de Vienne-Sud Salaise/Sablons. Avec une politique volontariste, la CCI Nord Isère propose une offre de service complète eau / fer / route permettant d’aller plus loin dans les réponses aux besoins des entreprises. Ainsi, après le déploiement d’un service de gestion de conteneurs par le ferroviaire, la CCI Nord Isère traite désormais le transport d’ISOTANK, des conteneurs intermodaux pour le transport de liquides, de gaz ou de poudres, par la voie d’eau. La plateforme multimodale se perfectionne pour anticiper les demandes de ses clients. Grâce à un équipement de qualité et une équipe de professionnels experts, elle peut répondre à tous les besoins en apportant une réponse adaptée et personnalisée sur l’ensemble de la supply chain.

La plateforme multimodale s’inscrit parfaitement dans un territoire où la filière logistique est organisée et fédérée au sein du Pôle d’Intelligence Logistique. La CCI Nord Isère et le PIL’ES déploient en partenariat, depuis 10 ans, différentes actions telles que : la mise en place de formations spécifiques, le travail sur la Gestion Territoriale des Emplois et des Compétences, la mise en œuvre d’actions sur la gestion des déchets…

Plateforme multimodale Vienne-Sud Salaise/Sablons

Lancement d’une nouvelle activité de transport

 

Jean-Claude GAYSSOT, Président de MEDLINK PORTS coupe le ruban en présence de Daniel Paraire, Pdt de la CCI NORD-ISERE et des personnalités

 

La CCI Nord Isère, gestionnaire de la plateforme multimodale de Vienne-Sud Salaise/Sablons a inauguré le lancement d’une nouvelle activité de transport ISOTANK par voie fluviale.

Au carrefour des axes stratégiques et d’échanges européens, la plateforme logistique multimodale de Vienne-Sud Salaise/Sablons poursuit son développement. Après le déploiement de l’activité conteneurs par le ferroviaire, elle traite désormais le transport d’ISOTANK, des conteneurs intermodaux pour le transport de liquides, de gaz ou de poudres, par la voie d’eau.

La plateforme multimodale se perfectionne d’année en année pour anticiper les demandes de ses clients. Grâce à un équipement de qualité et une équipe de professionnels experts, elle peut répondre à tous les besoins en apportant une réponse adaptée et personnalisée sur l’ensemble de la supply chain.

L’équipe de la plateforme multimodale a su proposer une solution logistique sur-mesure à ADISSEO : le chargement d’ISOTANK pour rejoindre Barcelone, selon un cahier des charges très précis et ambitieux. Au-delà de la solution de transport, c’est aussi une solution durable et économique qu’elle a proposée permettant de réduire de 10% les coûts pour transporter les produits en Espagne avec des délais de livraison identiques au train.

1er équipement de l’axe Rhône-Saône après le port Edouard Herriot, d’une superficie de 11 hectares avec 650m de quai, 60 000m² d’aires de stockage, un silo de 12 400 tonnes de capacité, 8 km de voie ferrée ; la plateforme multimodale de Vienne-Sud Salaise/Sablons est un équipement moderne et une réponse à toutes les opérations de transport et de logistique pour les entreprises.

Sur les 5 dernières années, près de 800 000 tonnes de marchandises ont été traitées en moyenne par an, via les trois modes de transport eau/fer/route ; et 3200 conteneurs.

Ci-dessous vidéo TLM 

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Jeudi 4 octobre 2018 – André Peirani

    Le Club de l’OURS a reçu André Peirani

Directeur de l’établissement du service d’infrastructure de la défense (ESID) de Lyon

Ingénieur Général des travaux maritimes

sur le thème : Le service d’infrastructure de la défense en 2018 … opérationnel aux côtés des Forces

Brest et Toulon - Accueil des FREM (frégates)
Phalsbourg - Hangar remisage

Le service d’infrastructure de la défense (SID) est né du regroupement des trois services constructeurs des armées : celui du génie (armée de terre), celui des travaux maritimes (marine nationale) et celui de l’infrastructure de l’air. Créé en septembre 2005, il fait partie des directions placées sous l’autorité du secrétaire général pour l’administration du ministère des armées.

Composé d’une direction centrale, d’un centre d’expertise (le CETID), de 7 directions régionales (les établissements) et de 9 directions implantées outremer et à l’étranger, il parvient à assurer une parfaite couverture du territoire métropolitain grâce à 51 unités de soutien (structures dont l’effectif se situe entre 50 et 150 personnes) rattachées organiquement et fonctionnellement aux établissements.

Service de santé des Armées – Hôpital Begin

Le SID assure la gestion d’un patrimoine immobilier constitué de 4 900 emprises, lesquelles représentent 275 000 hectares de terrain, 27,6 millions de m2 de surface construite active (soit 39% du parc immobilier de l’Etat) et 16 milliards d’euros en valeur. Son plan de charge 2018 s’élève à environ 1.8 milliards d’euros (dont 220 millions d’achat d’énergie) et comporte plus de 150 opérations supérieures à 1 million d’euros, certaines dépassant d’ailleurs les 100 millions.

Bourges – INFRA SCORPION

voir vidéos : 

Les missions, accomplies par environ 6700 personnels civils et militaires (parmi lesquels des ingénieurs, des techniciens, des acheteurs, des comptables, des responsables RH ou logistique, des ouvriers …) sont multiples et consistent à gérer de bout en bout les problématiques inhérentes à la gestion d’un patrimoine riche particulièrement remarquable. On y retrouve en effet des bâtiments d’hébergement, des centres de restauration, des hangars industriels mais également des monuments historiques, des ouvrages maritimes, des équipements industrialo-portuaires, des infrastructures aéronautiques, des DATA CENTERS, des hôpitaux, des centres d’essais, des laboratoires, des stands de tir, des dépôts de munitions, des espaces d’entrainement et d’instruction, des espaces naturels ….

Outre la gestion administrative du domaine (autorisations d’occupation, servitudes, cessions, acquisitions …) et le maintien en condition des infrastructures (exploitation / maintenance suivant des méthodes inspirées de l’Asset Management avec réalisation de cartographies des risques et définition des stratégies de maintenance associées), le SID assiste le commandement dans l’élaboration des schémas directeurs immobiliers.

Infrastructures d’accueil des sous-marins SNA et SNLE

Il est également maitre d’ouvrage délégué et conducteur d’opération (activités où il développe de plus en plus des méthodes innovantes de contractualisation), éventuellement maitre d’œuvre et ce, pour toutes les opérations d’adaptation capacitaire rendues nécessaires par les évolutions en matière de politique ministérielle (FOT 77000, opération sentinelle …) et par l’arrivée de nouveaux systèmes d’armes (sous-marins de type barracuda, avions ravitailleurs MRTT, RAFALE, programme SCORPION de l’armée de terre …).

Saint Christol – Nouveau champ solaire

Par ailleurs, le SID est l’autorité de conception des infrastructures nucléaires ; de plus, il est l’opérateur ministériel en charge de la contractualisation des achats d’énergie et plus globalement de la performance énergétique. Il participe enfin aux opérations extérieures en mettant à disposition des Forces une centaine d’officiers, sous-officiers et militaires du rang pour la gestion des infrastructures en projection.

Le SID est ainsi un acteur important de la transformation des Armées ; il participe également fortement à l’activité des professionnels qu’il côtoie au quotidien (cabinets d’architecture, bureaux d’études, entreprises de bâtiment et de génie civil, contrôleurs techniques, coordinateurs,  …) et avec lesquels il souhaite renforcer voire élargir ses partenariats.

Istres – Infrastructures aéroportuaires
Istres - Hangar MRTT

Voir interview TLM : en direct du Club de l’OURS

Quelques photos de la matinée :

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Jeudi 6 septembre 2018 – Pierre Abadie

Maire de Sathonay Camp – Vice-président de la Métropole de Lyon

Président du SIGERLY (Syndicat de Gestion des Énergies de la Région Lyonnaise)

sur le thème : « Sathonay Camp : mutation et développement de la commune face au doublement de sa population »

La thématique « Sathonay Camp: mutation et développement de la commune face au doublement de sa pollution » a été pour lui l’occasion d’un vibrant plaidoyer en faveur de l’engagement des élus locaux dans la durée. A l’heure où ça n’est pas forcément dans l’air du temps, il a défendu deux idées: la nécessité de cumuler les mandats  pour faire avancer les dossiers.

« Si je n’avais pas été dans l’exécutif de la Métropole, je n’aurais pas pu aussi facilement faire avancer les projets de ma commune ». Il a aussi plaidé en faveur du renouvellement des mandats fustigeant l’intention de certains de limiter le nombre de mandats consécutifs. « C’est un leurre de croire que tout peut se faire dans un seul mandat. Les projets prennent du temps et il est important de pouvoir les accompagner de la conception à la réalisation » a-t-il souligné.

Les chiffres clé de Sathonay Camp

En 10 ans la population est passée de 4 000 à 8 000 habitants, de 1 750 logements à 3 500 logements. La commune qui a tour à tour appartenu au département de l’Ain, puis à celui du Rhône et, désormais, à la Métropole s’étend sur 90 hectares dont 36 hectares étaient en zone militaire.

Le camp militaire ayant été fermé en 1995, c’est le Grand Lyon qui a acquis la maitrise foncière. Aujourd’hui Sathonay accueille le siège régional de la gendarmerie (450 logements et 20 000m² de logistique) avec un millier de personnels. A côté, 68 000m² de logements, 5000m² de commerces et 1 800m² de tertiaire ont vu le jour.

La seule ZAC Castellane compte 780 logements.

Il a fallu que les services publics suivent tandis qu’a été développé un réseau biomasse. Atout pour Sathonay, une gare qui met la ville à quelques minutes de la Part Dieu. Inconvénient, de nombreux automobilistes venus de la première ou de la deuxième couronne utilisent les abords comme parking relais. Des problèmes liés à la croissance qui prouvent que rien n’est jamais simple…

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