Jeudi 11 avril 2019 – Gilles Gascon

Le Club de l’OURS a reçu 

Gilles GASCON, Maire de Saint Priest, Conseiller métropolitain

sur le thème 

« le développement économique : témoignage d’un maire de l’Est lyonnais »

L’accueil des entreprises sur un territoire n’est pas un long fleuve tranquille et se heurte à bien des difficultés dues à un certain « mille-feuilles » administratif français, la multiplication des normes et des réglementations  et des intérêts parfois divergents entre ceux des entrepreneurs et ceux relatifs aux nécessités de l’aménagement des territoires.

Et pourtant collectivités, élus et entrepreneurs peuvent et ont tout intérêt à partager des valeurs et des exigences communes.

Saint Priest a misé sur ce partage en désirant avant toute chose concilier le besoin des entreprises, condition de leur réussite et sa vision du territoire san-priod.

Dans ce contexte et quelle que soit l’organisation politique territoriale et intercommunale, le maire, par sa connaissance pragmatique et généraliste de sa ville demeure un maillon facilitateur essentiel dans la chaine de décision qui conduit à l’implantation d’une nouvelle entreprise.

A Saint Priest, en complémentarité avec les analyses et avis techniques de la métropole, nous avons fait le choix d’accompagner tous les projets d’implantation économique et le maire s’intéresse personnellement et systématiquement aux projets. Au-delà de leur aspect technique, il apprécie leur intégration dans la vie de la cité. Les contacts personnels permettent de mieux se comprendre et s’apprécier.

Cet état d’esprit permet de faire vivre des contacts réguliers entre les élus et les entreprises dans un territoire pourtant très vaste (3000 ha, 31 000 salariés, 1600 entreprises, dix zones d’activité économique).

Lorsque l’on sait que le confort de vie est un facteur déterminant pour attirer des collaborateurs motivés et efficaces, les questions des trajets domicile-travail, d’existence d’offres de services et de loisirs proches et de proposition de logement adaptée à la demande deviennent prééminentes dans les discussions qui mèneront une entreprise à faire le choix de tel ou tel secteur et pas seulement ce qui tourne autour de la disponibilité foncière.

Le maire qui appréhende au quotidien l’ensemble de ces problématiques de vie est donc encore et toujours un partenaire incontournable et de plus facilitant.

Il s’agit de créer une dynamique nouvelle pour mieux concevoir ensemble des pratiques partagées pour construire une ville qui donne la meilleure place à l’humain.

Dans sa charte pour un aménagement et un habitat maitrisés, Saint Priest a créé une première en métropole destinée à créer, avec tous les professionnels  engagés dans l’habitat, une nouvelle forme de coopération efficace et efficiente. Elle pourrait servir de modèle à une nouvelle forme de coopération avec les entreprises.

La ville est ainsi gagnante dans son projet de changer qualitativement et durablement.

Les professionnels sont gagnants parce qu’ils se donnent de meilleures garanties de succès.

En conclusion, les maires ont une place centrale dans le développement économique de leur territoire.

Ce rôle tenu par les maires doit impérativement être sauvegardé dans le cadre de la métropolisation et dans l’application de la loi MAPTAM dans la future assemblée métropolitaine en 2020.

A tous les niveaux des liens existent. Il est impératif de de pas les rompre.

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Jeudi 28 mars 2019 – Ludovic Boyron

Le Club de l’OURS a reçu Ludovic Boyron, directeur Général de la SPL Lyon Part-Dieu sur le thème :

Le projet de réinvention du quartier de la Part-Dieu »

Lyon Part-Dieu est depuis 40 ans le cœur stratégique de la métropole lyonnaise et l’un des moteurs de son rayonnement et de son attractivité à l’échelle nationale et européenne.

Afin de conforter cette dynamique et d’anticiper les besoins de la ville de demain, la Métropole et la Ville de Lyon ont créée une Société Publique Locale (SPL) , dont Ludovic Boyron est le directeur général, en vue de mettre en œuvre un projet à la hauteur du potentiel exceptionnel de ce quartier et de sa capacité de développement.

Conçu par une équipe autour de l’agence d’urbanistes-architectes de l’AUC et piloté par la SPL Lyon Part-Dieu, ce projet se développe  autour des questions de mobilités, de développement économique et de la qualité de vie en hypercentralité métropolitaine. Avec une ambition d’ici 2030 : faire de Lyon Part-Dieu une référence internationale en matière de qualité, d’innovation urbaine et de performance économique tout en rendant le quartier encore plus actif et habité.

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Jeudi 14 mars 2019 – Alexandre Schmidt

Alexandre SCHMIDT, Président de la Chambre FNAIM du Rhône

(Fédération Nationale de l’Immobilier)

est intervenu au Club de l’OURS sur le thème : 

« 2019, baisse des prix ou ralentissement de la hausse ? »

Après des années de hausses ininterrompues aussi bien des volumes que des prix de l’immobilier, les perspectives sur le Rhône et plus particulièrement sur la Métropole de Lyon semblent s’infléchir.

Notre Métropole est très attractive ce qui est un point positif à contrario d’autres villes de la région Rhône-Alpes, mais ce succès a ses limites car il y a aujourd’hui une réelle difficulté à loger les habitants notamment les nouveaux arrivants très nombreux alors que les biens disponibles sont faibles. Cette perspective ne va pas s’améliorer avec le futur PLUH qui ne semble pas à la hauteur des objectifs.

 

Les années 2019-2020 s’annoncent compliquées car les volumes vont commencer à diminuer. Les stocks dans le marché de l’existant diminuant et les projets dans le neuf se raréfiant avec l’arrivée du PLUH et le blocage de certaines opérations, cela va entraîner inéluctablement une baisse des volumes et une pression des prix sur la Métropole.

 

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Jeudi 14 février 2019 – Claude Cohen

D’après un sondage récent, 49 % des Maires ne veulent pas se représenter. Cela traduit une difficulté croissante de la fonction que les élus exercent.

Dans la dernière décennie, de nombreuses contraintes tant réglementaires que budgétaires sont venues complexifier la gestion de la commune.

Être le premier représentant de l’État auquel les Français sont confrontés impose de connaître leurs attentes et un investissement entier de l’élu.

Voir interview TLM

Voir power point

Mais comment faire aujourd’hui pour porter les projets nécessaires à notre territoire si l’État rogne de plus en plus les finances dont nous avons tant besoin pour développer nos écoles, nos infrastructures sportives, etc.

De plus en plus de dépenses nous sont aussi imposées par l’État, comme sur la rémunération du personnel municipal. Il y a aussi les missions régaliennes qui normalement sont du ressort de son ressort comme les pièces d’identité ou la sécurité qui sont aujourd’hui dévolues en grandes partie aux collectivités.

Face à ce constat de moyens de plus en plus limités, les élus doivent malgré tout dégager des marges de manœuvre suffisantes pour continuer à investir.

Dans ma commune, cela s’est traduit par une réorganisation de la structure communale. Un nouveau organigramme organisé par secteur d’activité et par mission. 

Aujourd’hui, la mutualisation des savoir-faire et des moyens nous paraissent essentiels pour rationaliser les ressources que nous avons à mobiliser.

Des économies structurelles sont aussi exigées sur le niveau de vie de la commune, des élus comme de nos collaborateurs. Cette exigence d’efficacité de la structure publique est la seule réponse possible au défi actuel de pouvoir investir sans pour autant augmenter les impôts de nos concitoyens.

Mettre en place une gestion responsable de la collectivité n’est pas toujours facile car cela suppose supprimer beaucoup de privilèges indus. Mais pour avoir l’adhésion indispensable des fonctionnaires il faut surtout rétablir la justice et l’équité.

De tous ces efforts, nous avons réussi à concentrer près de 5 millions d’euros par an. Mais de ces millions, tous ont été absorbés par la cruelle nécessité de rénover les bâtiments publiques, agrandir les écoles, refaire les équipements sportifs. Nous avons été obligés de faire ce que 50 ans de gestion de gauche aurait dû faire en son temps.

J’aurais l’occasion de vous présenter mon expérience de Maire dans cette évolution inédite que traversent les communes, de la nouvelle gestion qui a été mise en place pour Mions ainsi que les pistes d’économies que nous avons dû suivre pour continuer notre mission de servir la ville et ses habitants.

Claude Cohen – Maire de Mions

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Jeudi 31 janvier 2019 – Michel Le Faou

Vice-président de la Métropole de Lyon

Adjoint au maire de Lyon délégué à l’urbanisme, l’habitat et

la politique de la ville

sur le thème

Le renouvellement urbain :

une ambition métropolitaine pour la métamorphose et la cohésion de nos territoires

Vous avez pu constater comme moi que la politique de renouvellement urbain à l’œuvre depuis de nombreuses années sur le territoire de la Métropole est un véritable succès.

Cette réussite témoigne des politiques publiques ambitieuses menées par la Ville de Lyon et la Métropole de Lyon, pour valoriser tous azimuts notre patrimoine, dans toutes ses composantes (culinaire, bâti, naturel…)

C’est ce dynamisme qui a permis de passer un cap !

Voir interview TLM

De grande ville provinciale, elle a aujourd’hui le statut de métropole européenne, rivalisant avec ses consœurs : dans le domaine du tourisme, de l’investissement étranger, de l’attractivité économique au sens large.

Redonner du sens et de la valeur au développement urbain, c’est ce que nous faisons chaque jour dans nos projets, et ce sur tout le territoire de la métropole.

En quelques décennies, l’agglomération lyonnaise s’est transformée, et même métamorphosée : la Métropole est plus puissante, plus attractive, et plus riche de ses diversités.

Tirant parti de cette dynamique, la Métropole accueille chaque jour de nouvelles entreprises, tout comme elle séduit une population désireuse de profiter d’une qualité de vie, dont peu de métropoles de son envergure peuvent se prévaloir.

Loin de se satisfaire de ces atouts avérés, la Métropole de Lyon mène une politique de développement et de renouvellement urbain à la hauteur de ses ambitions, afin de répondre aux besoins actuels et futurs de ses habitants et de son territoire.

Pour preuve, son dynamisme de construction, avec 13 836 logements commencés en 2017 (une de nos années record !) et les 10 000 voire plus que nous produirons en 2018.

En tant que vice-président de la Métropole j’ai pleinement conscience de la nécessité de maintenir cette dynamique, et nous travaillons activement en ce sens ! Le prochain PLU H, bientôt opposable, sera notre outil au service ce ces grandes ambitions.

Mon intervention de ce jour a pour objet de  vous présenter les enjeux de notre métropole, ses projets et ses ambitions pour l’avenir, dans le champ très large de notre politique de renouvellement urbain, que ce soit dans la reconversion de sites ou, dans des secteurs et des quartiers en difficulté et en manque d’attractivité.

Je tiens ici à souligner que la performance de l’agglomération lyonnaise sur le secteur immobilier est, l’un des points clefs de l’attractivité de Lyon et sa Région.

A l’heure où les investissements publics ne sont certes pas à leur plus haut niveau, je crois aux actions conjuguées entre le public et le privé, au service de l’intérêt général de nos concitoyens, au profit de la qualité urbaine, au profit de l’agglomération et de son développement, pour la rendre toujours plus ouverte et attractive.

La Métropole s’est engagée à poursuivre son développement pour l’accueil de nouvelles entreprises, la création d’emplois et parallèlement, l’accroissement de la population : 150 000 habitants de plus à l’horizon 2030.

Elle se donne également les moyens de ses ambitions en investissant plus de 3.5 Milliards d’euros sur son territoire au cours de ce mandat.

C’est cette  politique d’envergure que nous souhaitons poursuivre avec vous. Le Renouvellement Urbain en sera un outil majeur.

Michel Le Faou

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Jeudi 17 janvier 2019 – Roland Crimier

Vice-Président de la Métropole de Lyon, en charge des énergies

Maire de Saint Genis Laval

Avant l’intervention de  Roland Crimier,  hommmage est rendu à notre ami Florent Dessus, décédé le 7 décembre 2018 d’une crise cardiaque.

Comme savait le rappeler Florent « Le vrai tombeau des morts c’est le cœur des vivants, tout le reste n’est que littérature…  « 

 

Transition énergétique et lutte contre le réchauffement climatique :

La Métropole de Lyon s’engage avec son Schéma Directeur des Energies

Roland Crimier, Vice-Président de la Métropole de Lyon en charge de l’énergie, expose les grandes orientations du Schéma Directeur des Energies (SDE).

Une réflexion partenariale engagée depuis 4 ans en transversalité

Planifier l’énergie sur un territoire : voilà ce que la Métropole prépare depuis 2014 avec l’élaboration de son SDE : diagnostic multi-énergies de la production jusqu’à la consommation sur 59 communes, diagnostic des acteurs du territoire et enfin choix « politiques » sur de grands objectifs chiffrés. « Toutes ces étapes sont nécessaires », explique Roland Crimier. « En effet, plusieurs de nos politiques publiques sont concernées : l’eau, les déchets, les transports, les logements, l’urbanisme, les réseaux de distribution, la lutte contre la précarité énergétique, les énergies renouvelables…

Voir interview TLM : en directeur du Club de l’OURS

La réaction de David Kimelfeld, Président de la Métropole de Lyon, suite à cette annonce : 

« Très tôt, la Métropole de Lyon a pris conscience des enjeux climatiques. Grâce à notre Plan Climat Énergie Territorial, nous avons déjà réduit nos émissions de gaz à effet de serre de -16,5%.

 À l’image de l’Usine Energétique Métropolitaine, dans la Vallée de la Chimie, la Métropole de Lyon fait figure de territoire pionnier en matière de transition énergétique. Mais face à l’ampleur du réchauffement nous avons décidé d’aller plus loin. Nous avons initié dès 2015 avec le Schéma Directeur des Energies notre propre programmation pluriannuelle des énergies pour définir la transition énergétique de notre territoire à horizon 2030.

 Ce schéma forme le socle technique de notre futur Plan Climat et propose d’ores et déjà des objectifs exigeants. Pour mener à bien cette ambition que je porte, et être à la hauteur des enjeux climatiques, nous avons besoin de l’ensemble des acteurs concernés. C’est pourquoi nous lançons le 13 décembre une vaste concertation citoyenne. Ensemble, nous devons tous, collectivités, acteurs du territoire, associations et habitants prendre notre part et participer collectivement à la lutte contre le dérèglement climatique. »

 

Une démarche coordonnée avec le Plan climat

Cet outil viendra alimenter une autre démarche territoriale, le Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET). Et Roland Crimier de préciser : « le SDE constituera le volet « atténuation » de la lutte contre le réchauffement climatique. Il s’ajoute au volet « adaptation » du Plan climat et au volet « air ». On n’a jamais autant progressé depuis que la démarche est coordonnée et construite avec l’ensemble des acteurs du terrain !».

Quels objectifs pour 2030 ?

Les objectifs de la Métropole de Lyon convergent vers ceux de la loi TECV d’août 2015. « Il nous faut dépasser un paradoxe qui oppose croissance métropolitaine et transition énergétique » reconnaît Roland Crimier. Nous devons atteindre, tous secteurs confondus (résidentiel, tertiaire, transport, industrie) : -20% de consommation d’énergie, 15,5% d’énergie renouvelable dans la consommation et réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40%. Il s’agit de privilégier une approche multi-énergie pour nos territoires (gaz, énergie, chaleur, électricité…).

Comment doubler la part d’énergie renouvelable sur un territoire urbain ?

« Nous souhaitons passer de 70 000 à 200 000 équivalents logements raccordés au chauffage urbain, avec un taux d’énergie renouvelable de 65 %, le gaz fossile deviendra de plus en plus vert en remplaçant le fioul au maximum. En 10 ans, l’objectif est ambitieux mais réaliste » affirme Roland Crimier, « grâce à la biomasse et à nos déchets ménagers qui fournissent une grande quantité de chaleur par incinération ». Et il en va de même pour le solaire : le Grand Lyon peut prétendre de multiplier son parc photovoltaïque par 10. Un cadastre solaire vient d’être mis en ligne gratuitement à disposition du grand public et des professionnels pour recenser chaque pan de toiture disponible.

Autre renouvelable : la méthanisation, procédé qui permet de digérer les matières organiques, notamment les boues de station d’épuration, génère du biogaz renouvelable, que l’on peut soit réinjecter dans le réseau, soit utiliser comme carburant : le gaz naturel véhicule (GNV).

Démonstration faite ! C’est déjà le cas à la station de la Feyssine.

Ce sont des pans entiers d’activités économiques locales et non délocalisables qui se développent ainsi.

Quelles étapes immédiates pour engager politiquement un territoire si dense ?

Le SDE devrait être voté en mars 2019, suivi du PCAET fin 2019.

Deux fils rouges d’action sur lesquels pourront s’appuyer les élus du Grand Lyon et des communes, ainsi que l’ensemble de nos partenaires. « Pour l’heure, nous affinons les actions, notamment celles qu’il va nous falloir massifier par l’approche citoyenne. Un nouveau champ qui va aussi contribuer au développement social de notre territoire » souligne, confiant, Roland Crimier, se référant à Aurélien Barreau, astrophysicien grenoblois : « Les autres combats n’ont aucun sens si celui du changement climatique est perdu ».

Ce défi majeur à remporter pour la planète engage notre responsabilité collective pour nous-mêmes, nos enfants et petits-enfants….

Métropole de Lyon : transition énergétique innovante et ambitieuse

A l’occasion de l’annonce par le gouvernement de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE)*, et alors que le salon Pollutec ouvre ses portes, la Métropole de Lyon confirme son positionnement de territoire volontaire et exemplaire au service de la transition énergétique, notamment au travers d’un projet concret : l’Usine Energétique Métropolitaine.

 

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Jeudi 29 novembre – Paul Minssieux


Paul Minssieux - Maire de Brignais est intervenu au petit-déjeuner du Club de l'OURS le 29 novembre sur le thème :

"Regard d'un maire sur l'urbanisation de sa ville"

  • La spécificité d’une commune péri-urbaine aux abords d’une grande métropole

Brignais est une ville de 11 500 habitants située à 15 km de Lyon. Elle bénéficie d’une situation géographique intéressante au niveau des infrastructures de desserte. Elle se caractérise par un équilibre du territoire entre habitat, activités économiques et espaces naturels, ce qui la rend particulièrement attractive et dynamique. Offrant une vraie qualité de vie à ses habitants, Brignais connait actuellement une pression foncière et un engouement des promoteurs marqués. Bien que valorisante, cette pression doit être maîtrisée par la commune, garante du maintien de cette qualité de vie.

  • L’influence du contexte de l’urbanisation

Un maire subit dans le cadre de la gestion de l’urbanisation de sa ville, nombre de facteurs extérieurs :

– Les évolutions législatives: taux de logements sociaux, durcissement des réglementations environnementales, objectifs imposés de croissance, politique de densification des centre villes… C’est à lui de jongler avec toutes ces normes difficilement conciliables, voire parfois contradictoires.

– La conjoncture économique : une des plus importantes difficultés repose sur la gestion de la temporalité du phénomène d’urbanisation. La conjoncture impose son rythme, faisant alterner des périodes de pics et de creux de la construction ; conjoncture qu’il est difficile d’anticiper pour un maire. Or, la temporalité de l’urbanisation est essentielle pour la gestion de ses conséquences.

  • L’anticipation des conséquences de l’urbanisation

Tout en restant attentif aux formes d’urbanisation de sa ville, le maire doit en outre anticiper ses conséquences : déplacements, équipements publics, calibrage des réseaux représentent les véritables enjeux d’une urbanisation raisonnée et cohérente. A l’heure où les ressources financières des collectivités connaissent une baisse drastique, ces problématiques deviennent primordiales.

Brignais doit en outre faire face à un risque touchant une grande partie de son territoire : les inondations. Ce risque accentue la responsabilité du maire et induit de vraies conséquences sur la constructibilité : prescriptions supplémentaires importantes (pas de sous-sols, gestion des eaux pluviales…), voire inconstructibilité.

  • Le Plan Local d’Urbanisme, un outil majeur mais strictement encadré

L’outil principal de maitrise de l’urbanisation est le PLU. Toutefois, il a ses limites : dernière strate d’une pyramide des normes, il doit se conformer aux nombreuses législations et prescriptions supra-communales. En outre, il doit tenter d’anticiper les fluctuations du marché, exercice relevant souvent de la « boule de cristal » ; sans compter que le PLU est arrêté à un instant T de l’état de la législation qui est par nature en perpétuelle évolution.

  • La concertation avec les habitants

Un maire est le garant de la qualité de vie de ses habitants. Les périodes d’urbanisation importante déstabilisent une partie de la population, satisfont l’autre partie. Elles transforment également la ville par l’évolution des formes urbaines de quartiers entiers. Le renouvellement urbain, prôné par la loi, a de lourdes conséquences sur l’harmonie de la vie collective.

Il est donc primordial que le travail des professionnels de l’immobilier se fasse en lien étroit avec les municipalités. La volonté de maitriser un foncier est bien compréhensible. Toutefois, sans discussion préalable avec les services urbanisme, elle peut conduire parfois à des aberrations entre les propositions financières faites aux propriétaires et la réalité de la constructibilité sur leurs parcelles. Un travail commun en amont permet à tous les intervenants de gagner du temps et de gérer en amont à la fois les problèmes de voisinage et le ressenti des habitants face à l’urbanisation.

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Jeudi 15 novembre 2018 – Christian Peraldi

 

Dans un monde redevenu dangereux, la France doit consentir les efforts budgétaires nécessaires pour assurer sa Défense

 

Alors que les menaces ne cessent de croître, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire National et au-delà aux frontières de l’Europe, depuis trois décennies la France et les membres de l’Union Européenne, croyant naïvement « récolter les dividendes de la paix », n’ont cessé de diminuer leurs budgets de Défense et par conséquence leurs capacités à assurer leur propre sécurité.

Pour faire face à la montée inexorable des menaces, dans un monde de plus en plus dangereux, la France doit désormais mettre en cohérence ses ambitions en matière de Défense et les efforts budgétaires nécessaires pour y parvenir.

Au-delà des menaces, décrites dans les Livres Blancs sur la Défense et la sécurité Nationale de 2008 et 2013 et plus récemment dans la revue Stratégique de Défense et de Sécurité Nationale de 2017, les ruptures stratégiques se sont multipliées ces dernières années. Après plus de 50 ans de guerre Froide, le monde du XXIème siècle est en voie de devenir plus dangereux, que celui du siècle précédent.

Désormais, les démocraties, se trouvent confrontées simultanément au terrorisme islamiste, à la prolifération, à la pression des états dirigés par des régimes forts comme la Chine, la Russie et la Turquie qui d’année en année augmentent leur potentiel militaire et revendiquent leur statut de puissance régionale ou mondiale, pratiquant la politique du fait accompli.

De plus, les Etats-Unis, principal allié de l’Europe, en prise au populisme, aggravent le désordre international en bafouant unilatéralement les traités et les alliances stratégiques à commencer par celle de l’OTAN.

La guerre se transforme et n’est plus l’apanage des Etats. Désormais, hybride ou asymétrique, elle se déplace sur des terrains de confrontation jusqu’à lors inédits comme le cyberespace ou l’espace extra-atmosphérique.

Paradoxalement, face à un monde de plus en plus dangereux qui se réarme, la France, à l’image de l’Europe, n’a cessé de diminuer son effort de Défense et se trouve en passe de perdre l’avance technologique dont elle disposait. Alors que l’effort budgétaire des Etats-Unis en matière de Défense, représente 40% des dépense mondiales dans ce domaine, les budgets cumulés des pays de l’Union Européenne ne pèsent que 15%. Le pourcentage du PIB de la France consacré à la Défense est passé de 5,79% en 1960 à 1,77% en 2017 (pensions incluses). « Bon élève » de la « Réforme de l’Etat », le ministère des Armées a assumé 40% de la réduction des dépenses de l’Etat au cours des dix dernières années.

 

Pour autant, après le Brexit, la France restera l’unique pays de l’Union Européenne à être membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, à disposer d’un modèle d’armée complet, d’une dissuasion Nucléaire indépendante et de moyens d’acquisition du renseignement lui permettant une autonomie de décision.

Pour garder son statut international, la France doit augmenter les ressources consacrées à sa Défense. La Loi de Programmation Militaire 2019-2025, ambitionne d’atteindre un budget de 2% du PIB (hors pensions) en 2025, par une augmentation annuelle de 1,7 milliards d’Euros à partir de 2019 et une augmentation de 3 milliards en 2023. L’augmentation des effectifs devraient être de 6 000, d’ici 2025.

Néanmoins, une grande partie de ces efforts salutaires ne servira qu’à rattraper le temps perdu. En effet, les besoins liés à la mise à hauteur de la dissuasion, la modernisation des équipements, la remontée en puissance des effectifs et des matériels pour retrouver l’adéquation avec le niveau d’engagement, le coût des opérations extérieures, demeurent très importants.

Dans un monde multipolaire de plus en plus menaçant, après des décennies de baisse des budgets consacrés à sa Défense, la France semble avoir décidé de se donner les moyens de protéger ses citoyens et ses intérêts stratégiques et de maintenir son rang au niveau international. Néanmoins, cet effort devra rester constant et rompre avec les vieux démons, notamment celui de considérer la Défense comme une variable d’ajustement budgétaire.

Général de division (2s) Christian PERALDI

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Vendredi 14 septembre – 30 ans du Club de l’OURS

   

 

Le Club a fêté dignement ses 30 ans

 

François Giraud, fondateur du Club

C’est dans le magnifique cadre du Jardin de la Visitation que le Club de l’OURS a soufflé ses 30 bougies en présence de 250 invités parmi lesquels le maire de Lyon, Georges Képénékian, l’archevêque de Lyon, Primat des Gaules, Mgr Philippe Barbarin, François-Noël Buffet, sénateur du Rhône, Thomas Rudigoz, député du Rhône, Béatrice Gaillioud, maire du 5ème arrondissement de Lyon, François Turcas, président de la CPME, et de nombreux maires des communes avoisinantes.

Voir vidéo :

Les discours officiels : 

De gauche à droite : Georges Poix, Monseigneur Barbarin, Daniel Pizzol
Georges Képénékian, - maire de Lyon, Georges Poix - Président du Club, Monseigneur Barbarin, Daniel Pizzol - Vice-président du Club
Georges Képénékian, maire de Lyon, Georges Poix
François-Noël Buffet, Sénateur du Rhône, a rédigé, il y a 30 ans les statuts du Club
Béatrice Gailliout, maire du 5ème arrondissement de Lyon

Georges Poix, président du Club a rappelé l’historique du club fondé il y a 30 ans par l’architecte François Giraud.

Il rassemble des décideurs  professionnels, acteurs économiques et sociaux, privés ou publics, peronnes physiques ou entreprises, institutions, consultants, issus du monde de l’immobilier, de la finance, des services.

Le Club réunit 400 adhérents et 1 100 membres invités aux rencontres.

La vocation du Club est « le partage de données relatives à l’urbanisme et la recherche de la performance pour une plus grande solidarité.

Les échanges ont lieu lors de réunions techniques ou festives dont l’objectif est le développement de la convivialité entre les acteurs qui participent à l’acte de bâtir.

L’équipe du Club, en plein travail pour la préparation du jour J :

Jour J : 

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