Jeudi 13 février 2020 – Monsieur le maire de Lyon

Le Club de l’OURS a reçu Gérard Collomb, maire de Lyon sur le thème « le défi écologique »

En 10 ans nous avons construit une grande métropole forte sur le plan économique et industriel.

Mais nous le voyons bien, le monde se trouve confronté à de nouveaux défis : réchauffement climatique, perte de la biodiversité, pollution de l’air dans nos grandes villes.

Ces nouveaux défis exigent de nous de penser et d’agir différemment.

Les rapports du GIEC montrent en effet les effets catastrophiques d’un réchauffement au-delà de 2°, avec des impacts qui croissent très vite avec l’amplitude de la hausse des températures.

Nous devons donc changer et le faire rapidement.

Cet enjeu est aujourd’hui totalement intégré par la nouvelle présidente de la Commission européenne qui a fixé comme objectif une neutralité carbone à l’horizon 2050 et propose pour cela un « green deal » associant l’ensemble des acteurs publics et privés et dégageant des financements importants.

Oui, nous entrons dans une nouvelle ère écologique, une ère où les choix que nous allons faire maintenant nous engageront au moins pour les 30 ans à venir.

Une ère où la conscience écologique des citoyens est de plus en plus forte. La jeunesse s’en est fait l’écho et il faut que nous entendions ses craintes et ses rêves, son désir de préserver nos ressources naturelles, de pouvoir imaginer son avenir dans un monde moins pollué, où la nature serait mieux préservée, où dans nos grandes villes nous ferions aller de pair qualité de l’air, qualité de vie, développement de la biodiversité, respect des grands paysages, exigence d’une alimentation saine.

Mais dans le même temps où s’exprime à l’échelle planétaire cette prise de conscience de l’urgence écologique, on voit émerger – et c’est de bon augure pour l’avenir – les révolutions technologiques qui nous permettront de relever l’ensemble des défis auxquels nous sommes confrontés.

C’est vrai du  point de vue de l’énergie, où un nouveau modèle est en train de se mettre en place à l’échelle du monde.

Les énergies renouvelables arrivent en effet à maturité. Pour la première fois, elles sont même plus compétitives que les énergies issues du pétrole.

Jeudi 30 janvier 2020 – Fouziya Bouzerda

Le Club de l’OURS a reçu Madame la présidente du Sytral et vice-présidente de la Métropole de Lyon

sur le thème

Le Sytral, autorité organisatrice des transports en commun à l’échelle du département du Rhône, moteur d’une mobilité exigeante ?

Les perspectives du Sytral en matière de développement pour un réseau intermodal

A la question concernant le Sytral, moteur d’une mobilité exigeante, l’invitée du Club a insisté sur le fort développement des transports en commun dans notre territoire, avec plus de 5 % de progression annuelle. Ce développement doit donc assurer le confort d’utilisation notamment avec une augmentation des cadences et de la fréquence.

Le second volet est d’anticiper en développant le maillage du réseau entre les différents modes : métro, bus, tramway, sans oublier l’ambition du câble et du fluvial.w

Les défis du Sytral sont de poursuivre le développement et le renfort d’offres tout en s’adaptant à chaque territoire.

Une expérimentation est en cours de mise en place d’un transport à la demande, système mixte entre public et privé qui consiste à diriger les voyageurs vers des points de connexion.

Le développement des navettes autonomes s’inscrit dans cet objectif du transport à la demande 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. La navette NAVLY est opérationnelle à la Confluence mais une navette autonome au milieu de la circulation publique arrive très bientôt sur notre réseau.

Enfin, la Présidente du Sytral a rappelé que le développement durable était dans l’ADN de l’entreprise. Les 3/4 du réseau est déjà électrique et le choix a été fait de n’acheter que des bus « propres », notamment avec des moteurs à hydrogène et à terme, l’ensemble du réseau sera décarbonné.P

Voir quelques photos :

Jeudi 16 janvier 2020 François-Noël BUFFET

Le Club de l’OURS a reçu François-Noël Buffet

Sénateur du Rhône

Conseiller de la Métropole de Lyon

sur le thème :

Quelle métropole pour demain ?

L’invité du Club s’est exprimé sur le destin collectif qui doit intégrer la notion environnementale du développement de la métropole pour les 20/25 années à venir.

Les trois priorités évoquées sont :

  • La circulation, développement et transport en commun et des modes doux. Il est nécessaire que la mobilité face appel à tous les modes fer, route, air, fluvial et privilégier le confort des déplacements pour les usagers.

Le logement : le prix du foncier impact exagérément le coût du logement. Il faut que la métropole facilité l’accession à la propriété.

Le développement économique : l’activité économique permet de développer l’emploi. Lorsque chacun à un travail, la richesse peut alors être équitablement partagée.

Evidemment, cela n’obère pas l’action nécessaire dans les autres secteurs tels que la santé, l’enseignement, le social et en général tout ce qui touche au destin humain.

Autres secteurs évoqués :

Concernant le traitement de l’espace public, il est nécessaire de redonner sa place à la végétation et à l’écologie urbaine en général.

Concernant la qualité du logement, la métropole doit aider à l’amélioration de l’habitat, notamment en luttant contre les passoires thermiques dans l’ancien

Enfin, au moment des « questions réponses », le projet du central parcl a été évoqué. Prévu de chaque côté du Rhône, au sud du Confluent, rive droite à hauteur de la Mulatière (18 Ha libérés par la SNCF) et de Oullins (40 Ha ZAC de la Saulaie) et en liaison avec le Parc scientique de Gerland sur la rive gauche.

Jeudi 12 décembre 2019 – David Kimelfeld

Le président de la Métropole de Lyon est intervenu u Club de l’OURS sur le thème :

« La Métropole de Lyon, moteur de l’investissement local ? »

Les perspectives de la Métropole de Lyon en matière de développement et d’investissement

local sont prometteuses.

En effet, la métropole bénéficie d’une excellente santé financière et d’une fiscalité dynamique. Nous avons des recettes qui continuent de croître grâce à notre dynamisme économique et démographique et un autofinancement en hausse. Dans le même temps, notre capacité de désendettement est seulement de 3 ans et demi. Nous disposons ainsi d’une grande marge de manœuvre pour investir davantage dans tous nos champs de compétences, pour mieux accompagner les communes dans leurs investissements de proximité, et pour faire en sorte que notre métropole reste attractive mais aussi équilibrée, attentive aux réalités écologiques et sociales de demain.

Le premier enjeu est de poursuivre les transformations urbaines

sur toute la métropole

D’ici 2020, la collectivité aura investi 3,2 milliards d’euros. Au cœur ce programme d’investissements sans précédent, il y a d’abord quatre grands projets urbains : la Part Dieu, second quartier d’affaires de France, un des piliers de notre attractivité en Europe et dans le monde, Carré de Soie, qui en quelques années est devenu le symbole du renouveau au nord-est de la métropole, Gerland qui poursuit sa mue pour devenir un grand quartier résidentiel et tertiaire au sud de Lyon, et enfin Confluence, à la fois un nouveau quartier à vivre au sud de la Presqu’île et un laboratoire de la ville durable. Nous avons également porté une politique du logement conséquente : plus de 8500 logements construits chaque année depuis 2015, dont 4000 logements sociaux et abordables, et plus de 6000 places de logements sociaux étudiants construits d’ici 2022. Face à l’enjeu de l’augmentation des prix et du manque de logement abordable il fallait néanmoins réagir : c’est pourquoi j’ai lancé un Plan d’urgence pour l’accès au logement avec l’expérimentation du plafonnement des prix de vente dans les ZAC, la création d’un Office Foncier Solidaire métropolitain, la relance du Plan 3 A d’aide à l’accession abordable à la propriété et le doublement du budget dédié à la constitution de réserves foncières. Dans le même temps, nous avons réduit les fractures spatiales et sociales à travers notre politique de renouvellement urbain : 2,5 milliards seront investis dans 14 quartiers en difficulté de la Métropole dans le cadre du NPNRU. nous avons accéléré notre aide aux communes dans leurs investissements de proximité.

Voir vidéo : En direct du Club de l’OURS avec le président de la Métropole de Lyon.

Pour l’avenir, nous devons répondre véritablement aux attentes et besoins des habitants d’un quartier du 21ème siècle. Je souhaite que nous réalisions la Métropole des courtes distances : désormais, les habitants ne veulent plus parcourir de longues distances pour accéder à tel loisir, ou tel équipement. C’est pourquoi, nous devons mener une politique volontariste et ambitieuse en matière d’aménagement urbain, de logement et de mobilités. Concernant le défi du logement abordable pour tous, nous devrons apporter des réponses fortes pour produire pas moins de 50 000 logements sur le prochain mandat, ainsi que pour limiter la hausse des prix. Plus largement, nous devons  créer de nouvelles centralités urbaines : à Oullins (La Saulaie), à Saint-Genis-Laval (Vallon des Hôpitaux), à Villeurbanne (Saint-Jean) et à Albigny-sur-Saône (La Loupe). Enfin l’heure est venue de développer un urbanisme partagé et collaboratif à travers des projets d’habitat participatif, l’amplification des projets d’habitat adapté et inclusif, la multiplication des démarches d’urbanisme transitoire… De nouvelles formes d’urbanisme contemporain qui favorisent la mixité et le vivre-ensemble.

Le deuxième enjeu est économique : nous devons rester une métropole attractive et compétitive

Pour cela nous avons des atouts. Nous avons d’abord su rester un grand territoire productif qui s’adapte aux enjeux de la transition énergétique et du numérique. Grâce à son tissu industriel, à son écosystème dynamique, la Métropole de Lyon continue d’attirer les investisseurs et à créer des emplois industriels (+ 1 200 emplois industriels créés en 2018 après 25 ans de baisse, 11% de la création d’emplois industriels nationale se fait sur ce territoire). Cette dynamique industrielle anime également le marché immobilier tertiaire. Les industriels attirent dans leur sillage des bureaux d’études et d’ingénierie, des entreprises de service numérique. Ainsi, nous pouvons être fiers des grandes implantations récentes et annoncées sur notre territoire qu’il s’agisse de centres de production ou de R&D : RTE, Framatome, Elkem Silicones, Renault Trucks, Boehringer Ingelheim, Safran, … Ce sont autant de fleurons qui apporteront des compétences et des emplois sur notre territoire. À cela s’ajoute une forte dynamique entrepreneuriale : +23.000 créations d’entreprises en 2018, +21% par rapport à 2017.

Aujourd’hui, l’enjeu est de consolider ce socle industriel par la transition digitale et énergétique : il s’agit d’accompagner les filières d’excellence dans cette transition (santé, transports, chimie-environnement) et de développer de nouvelles filières : e-santé, assurances, sport, sécurité/cybersécurité. Il s’agit également de booster l’entrepreneuriat sur tout le territoire de la métropole, de poursuivre la transformation du Pôle universitaire lyonnais grâce notamment à la prolongation du label IDEX obtenu en février 2017 et reconduit jusqu’en 2021, de développer l’offre de la formation professionnelle et de renforcer enfin nos acquisitions foncières pour les entreprises.

Le dernier enjeu concerne l’amélioration de notre cadre de vie. Il s’agit de faire de l’investissement un moteur de la transition écologique et énergétique.

Pour continuer à rester attractif, il faut aussi construire un cadre de vie agréable pour les salariés et les habitants. Grâce à notre nouveau Plan Climat Air Énergie Territorial 2030, si nous y mettons les investissements nécessaires, nous pourrons baisser les émissions de GES de 43% et les consommations d’énergies de 20%, doubler la production d’énergie renouvelables et avoir une qualité de l’air respectueuse des normes de l’OMS pour la santé. L’objectif est de continuer à soutenir, à innover et à expérimenter pour créer des nouvelles filières industrielles (économie circulaire, hydrogène, smart grid, …) et des pratiques vertueuses de consommation, pour faire émerger une économie sobre en énergie et en ressources, compétitive et riche en emploi.

La qualité de l’air est également un enjeu majeur pour attirer des talents et donc des chefs d’entreprises quand ils cherchent une nouvelle implantation. L’enjeu est de ramener sous le seuil de l’OMS les taux des polluants problématiques (particules fines, ozone, NOx etc.). Notre Plan Oxygène prévoit plusieurs actions dont la création d’une Zone à Faibles Émissions, la limitation à 70 km/h sur le périphérique, la Prime Air Bois, l’éco-rénovation des logements ou encore une démarche d’innovation en faveur de la qualité de l’air ([R]Challenge). Au cœur de cet enjeu pour la qualité de l’air et le cadre de vie, il y a évidemment les mobilités. Le développement des transports en commun métropolitains sera un élément clé de cette transformation urbaine. Nous avons besoin d’investissements massifs dans les transports pour relier les territoires et améliorer les déplacements (doublement du budget du Sytral sur le prochain mandat). Nous devons impérativement inciter nos habitants à utiliser davantage les transports en commun, grâce à des tarifs plus attractifs, des trains cadencés au ¼ d’heure, des parkings relais dans toutes les gares qui répondent à la demande, la multiplication des modes de transports alternatifs à l’usage de la voiture (covoiturage, vélo, autopartage). Plus nous serons performants et innovants sur nos mobilités et infrastructures, plus notre Métropole demeurera attractive !

Lyon représente donc un terreau favorable aux investissements grâce à la force de nos écosystèmes capables de réunir réseaux financiers, recherche et enseignement supérieur, grandes entreprises et PME, pôles de compétitivité….  Mais ceci ne veut pas dire qu’il ne faut pas rester vigilant pour maintenir cette attractivité économique. L’autre caractéristique de notre métropole, c’est qu’ « ici, ce n’est pas Paris » : cela signifie que Lyon est un bon mix entre la métropole très dynamique, et la ville verte, sportive, où l’on peut prendre du temps. Nous devons tout faire pour conserver cette singularité, en proposant notamment des logements accessibles à tous et une qualité de vie durable. Il faut aller plus vite et plus fort maintenant sur l’amélioration du cadre de vie, car le risque de perdre en attractivité est réel à cause du retard pris en matière de mobilités et de logement.

Investir c’est croire en l’avenir de notre métropole. Investir, c’est aussi porter l’ambition d’une nouvelle gouvernance locale, en accompagnant mieux chaque territoire de cette métropole et en répondant au mieux aux besoins et aux attentes des Grands Lyonnais.

Jeudi 14 novembre 2019 – Michel Le Faou

Michel Le Faou est intervenu au petit déjeuner du Club de l’OURS sur le thème :

« Le PLU-H et la Métropole de Lyon »

La politique d’aménagement urbain de la Métropole a l’ambition d’améliorer le cadre de vie des habitants et de contribuer au développement économique de l’agglomération. 

Quelques photos :

Vendredi 18 octobre 2019 – Cirque Medrano

Notre ami Florent Dessus, brutalement disparu en décembre dernier, avait organisé le 11 octobre 2018, une cérémonie en mémoire à Paul Bocuse. Ce jour-là, il avait  fait venir, en présence de nombreux grands chefs étoilés, trois éléphantes du Cirque Médrano.

Le Club de l’OURS, en mémoire de notre ami Florent Dessus,  ami du cirque, et en particulier de Médrano a voulu rappeler cette journée.

A l’entracte, un apéritif convivial, offert par la maison Ricard,  a rassemblé les participants.

A l’issue du spectacle, nous nous sommes retrouvés, autour d’un somptueux buffet préparé par le chef  MOF Williams Jacquier (restaurant Le Vivarais).

Cela a été l’occasion de remettre des copies du certificat de participation à l’hommage à Paul Bouse décerné par le secrétaire perpétuel de l’Académie de l’Eléphant : Florent Dessus.

Ces documents ont été remis en grande pompe par Raoul Gibault, le patron de Médrano, accompagné du Président du Club de l’OURS, Georges Poix et de Hugo Dessus, le plus jeune fils de Florent et président de l’association des « Amis de Florent ».

40 ans de François, membre du Bureau du Club de l'OURS

Jeudi 10 octobre 2019 – Béatrice Vessiller

Madame Béatrice Vessiller

Vice-présidente de la Métropole de Lyon est intervenue au Club de l’OURS

sur le thème

ÉCORÉNO’V :

pour une rénovation énergétique massive dans

l’habitat sur le territoire métropolitain

Dans le cadre du volet Habitat de son Plan climat énergie territorial, la Métropole de Lyon a engagé une politique ambitieuse d’aide à la rénovation de l’habitat.

Elle vise à réduire les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre du secteur, diminuer les factures de chauffage des habitants, améliorer le confort thermique des logements et lutter contre la précarité énergétique.

C’est pourquoi la Métropole de Lyon a lancé en 2015 la plateforme ÉCORÉNO’V, avec le soutien de l’ADEME et de la Région, pour conseiller et orienter les propriétaires de logements, en maison ou copropriété, vers des travaux de rénovation énergétique et leur apporter des aides financières.

La plateforme est animée par l’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC), qui est ainsi la porte d’entrée pour tous les ménages du Grand Lyon. Les subventions ÉCORÉNO’V se montent à 2 000 € par logement pour des opérations qui permettent de réduire de 35% les consommations d’énergie et 3 500 € si le projet atteint le niveau Bâtiment Basse Consommation (BBC). Les aides sont majorées pour l’utilisation de matériaux biosourcés (isolants en laine de bois, de chanvre, ouate de cellulose, menuiseries bois ou bois/alu), qui sont peu consommateurs d’énergies fossiles pour leur fabrication et relèvent souvent de filières locales ou régionales. ÉCORÉNO’V concerne aussi le parc de logement social, avec des aides aux bailleurs pour atteindre le niveau BBC, qui peuvent aller jusqu’à 5 000 € par logement.

Au 30 septembre 2019, plus de 11 500 logements ont été financés pour une rénovation énergétique ambitieuse, dont 6 700 dans le parc privé – essentiellement en copropriétés – et près de 5 000 logements sociaux, représentant près de 30 millions d’euros de subvention versés par la Métropole. Plusieurs villes ont aussi mis en place des aides complémentaires (Lyon, Villeurbanne, Vénissieux, Saint-Priest). 

L’ensemble de ces opérations a généré près de 185 millions d’euros de travaux, assurés en grande partie par des entreprises locales. Les principaux travaux sont l’isolation des façades (isolation thermique par l’extérieur), des toitures, des combles et des planchers bas, les menuiseries, les équipements de chauffage et de ventilation…

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Le coût moyen des travaux varie de 7 000 à 17 000 € de travaux en copropriété, de 27 000 à 47 000 € en maison, selon le niveau de performance visé et l’état initial du bâtiment. Près de 80 autres copropriétés ont prévu de voter des travaux en fin d’année (6 000 logements). Les aides de la Métropole et des communes sont cumulables avec le crédit d’impôt et les aides de l’Agence nationale de l’Habitat (ANAH), versées sous critères de ressources aux ménages modestes. 14% des ménages aidés par ÉCORÉNO’V ont bénéficié d’aides de l’ANAH. SOLIHA est le partenaire de la Métropole pour accompagner les ménages modestes.

De nombreux acteurs sont impliqués dans ÉCORÉNO’V et ont signé la Charte ÉCORÉNO’V pour faire connaître le dispositif, proposer des améliorations, partager les expériences : architectes, maîtres d’œuvre, économistes de la construction, fédérations professionnelles (FFB, CAPEB, CMA), fédérations de syndics, énergéticiens, banques, associations (ADIL, CAUE…), chambre des notaires…, et, en 2019, le Plan Bâtiment durable.

La politique ÉCORÉNO’V étant désormais bien installée sur le territoire, il s’agit maintenant de massifier la rénovation de l’habitat, mais aussi de viser celle des bâtiments tertiaires, pour amplifier les réductions de consommation et d’émissions de gaz à effet de serre et ainsi répondre aux enjeux climatiques. C’est pourquoi le Schéma directeur des énergies (SDE) approuvé par le conseil de la Métropole en mai 2019 prévoit la rénovation de 20 0000 logements par an d’ici 2030, dont 10 000 financés par ÉCORÉNO’V. La rénovation des collèges, patrimoine important de la Métropole, est aussi prévue. Tout cela nécessitera d’augmenter considérablement les budgets et les moyens humains affectés à ces politiques ambitieuses et indispensables pour réussir la transition énergétique de notre métropole et en faire un territoire durable, solidaire et de la qualité de vie.

 

Jeudi 26 septembre 2019 – Maire du 2ème arrondissement de Lyon

Denis Broliquier, maire du 2ème arrondissement est intervenu 

au Club de l’OURS 

sur le thème :

Pour un urbanisme durable

Nous traversons actuellement une période charnière pour tous ceux qui travaillent dans le BTP. Le nouveau PLUH vient d’être adopté et on repart sur de nouvelles règles, désormais guidées par des exigences climatiques et environnementales incontournables. Les prix continuent de s’envoler. Les aspirations et les modes de vie des citoyens changent, tant pour l’habitation que pour les déplacements. Et enfin, avec les élections, les décideurs publics d’aujourd’hui ne seront peut-être plus les mêmes demain… Tous ces changements à plus ou moins long terme sont l’occasion de redéfinir notre vision de l’urbanisme et du rôle de ses acteurs.

L’urbanisme, c’est la recherche de nouveaux équilibres que nous devons co-construire, professionnels du bâtiment (concepteurs et constructeurs), de l’immobilier, des travaux publics, élus et techniciens des collectivités.

Dans développement durable, il y a d’abord développement !

La notion d’’urbanisme durable doit s’entendre avant tout sur le plan économique, comme moteur d’une croissance raisonnée. Et pour accompagner et encourager cette croissance, les collectivités doivent être justes, transparentes et facilitatrices. La Métropole doit appliquer le  PLUH avec bon sens et souplesse, réduire les délais de traitement administratifs et mieux répartir la commande publique dans le temps du mandat pour faciliter la vie des entreprises. Elle doit travailler davantage avec les professionnels pour se confronter  à la logique et au temps économique.

Repenser l’acte de construire

De la conception au recyclage, en passant par les performances énergétiques et les matériaux, l’innovation permet aujourd’hui d’améliorer l’empreinte environnementale du bâti. Les concepteurs et les constructeurs mais aussi les usagers doivent s’approprier cette nouvelle culture technologique. Le qualité du bâti, la transmission des savoir-faire, la conservation du Patrimoine et l’intégration du végétal dès la conception sont aussi des éléments majeurs de durabilité.

Ré humaniser la ville

Il faut sortir de l’objectif unique d’attractivité, sans l’abandonner bien sûr, mais penser cohésion des personnes et des territoires, trouver les bons principes de planification pour créer de la vie de quartier et du lien social. C’est la demande des citoyens et c’est une des clés de la paix sociale.

Les zones de constructibilité doivent être définies par rapport aux bassins d’emploi en lien avec les transports en commun. La mobilité, c’est le plus grand défi urbain des prochaines années pour assurer la cohésion de nos territoires. Enfin, défi de taille pour l’urbanisme, c’est la santé, liée à la qualité du bâti mais aussi à la qualité de son environnement, à la végétalisation des espaces, à la lutte contre les îlots de chaleur ou à l’amélioration de la qualité de l’air

Quelques pistes de réflexion…

Maitriser les prix du foncier

Pour le logement comme pour le tertiaire, le problème N°1 c’est le foncier. Il faut trouver des outils pour à la fois le maitriser et le libérer : densification, création d’un établissement foncier métropolitain notamment pour la 1ere et  la 2e couronne de la Métropole, diversification des modèles économiques le bail emphytéotique de l’Hôtel-Dieu, optimiser les réserves foncières en sommeil des collectivités…

Priorité à l’habitat !

En accession et ou en location, en classique ou social, la politique de logement doit être au cœur de toutes les réflexions sur urbanisme métropolitain.

Mais l’accession à la propriété doit être privilégiée. Etre propriétaire de son logement est un facteur social majeur, une marque d’insertion sociale et une forme de protection sociale, particulièrement lorsque l’on est fragilisé dans sa vie professionnelle ou à la retraite.

 

Plus de logement social…

Seule une politique volontariste permettra de garantir les équilibres sociaux de la Métropole. Au-delà de l’optimisation des logements vacants, on peut imaginer une bourse d’échange de m2 sociaux/privés sur le modèle du fonctionnement de la commercialité et géré par un organisme paritaire interprofessionnel et collectivité. 

… et de tertiaire

Lyon souffre du manque d’offre. Les loyers sont trop élevés pour les PME / TPE. Le parc immobilier principalement à l’attention des investisseurs. Produire plus de m2 passe par la densification. Sur la métropole, il faut développer les zones d’activités tertiaires à usages mixtes autour des pôles de transports, penser à la réversibilité des bâtiments pour rendre possible un changement d’usage vers du logement si besoin. Enfin, en centre-ville, la question des parkings est essentielle dans l’équilibre des activités. Si le taux de parkings liés aux bureaux est trop faible, on n’aura plus de salariés mobiles mais seulement des activités de back office et des administratifs en ville.

L’architecture en étendard

L’architecture enfin doit aussi être un levier d’innovation. Au-delà de Confluence, Lyon peut afficher une ambition et une identité architecturale bien plus forte en s’appuyant aussi sur nos architectes locaux. Nous devons faire de Lyon un laboratoire de l’innovation urbaine et architecturale, de travailler avec nos architectes et l’enseignement supérieur sur des ilôts d’expérimentation par exemple, et pourquoi pas de créer un événement international ?

Par Denis Broliquier,

Maire du 2ème arrondissement de Lyon

Jeudi 12 septembre 2019 – Monsieur l’Adjoint au Maire de Lyon délégué aux espaces verts, au cadre de vie

Monsieur l’Adjoint au Maire de Lyon délégué aux espaces verts, au cadre de vie, aux nouveaux modes de vie urbains et à la qualité de l’environnement est intervenu au Club de l’OURS sur le thème :

La nature en ville

La nature en ville représente un pilier de l’aménagement de notre ville pour lui assurer des fonctions de récréation, de climatisation naturelle, de préservation de la biodiversité et de la ressource en eau, ou encore de lutte contre les pollutions.

Afin d’assurer ces fonctions, nous avons élaboré une stratégie en faveur du végétal qui repose sur trois axes : quantité, proximité, qualité.

La nature en ville représente un pilier de l’aménagement de notre ville pour lui assurer des fonctions de récréation, de climatisation naturelle, de préservation de la biodiversité et de la ressource en eau, ou encore de lutte contre les pollutions.

Afin d’assurer ces fonctions, nous avons élaboré une stratégie en faveur du végétal qui repose sur trois axes : quantité, proximité, qualité.

25 kilomètres de liaisons vertes ont ainsi créées avec une ambition forte pour relier les parcs entre eux et ainsi développer un maillage vert dans notre ville. Nous avons ainsi étudié les possibilités pour relier les voies vertes de Champvert au parc des Hauteurs afin de rejoindre à pied le Vieux Lyon depuis Tassin-la-Demi-Lune.

Ce réseau permettra à chacun d’accéder aux différents espaces de nature, mais également de disposer d’un lieu de nature à proximité de chaque habitation. Si la nature est favorable à la biodiversité, elle l’est également pour la santé des habitants. La première étude d’impact en santé réalisée sur un parc en France, le Parc Zénith dans le 3e arrondissement, a permis de confirmer l’intérêt des espaces verts pour la santé des habitants. Disposer d’un espace de nature à moins de 300 mètres de son habitation permet en effet d’améliorer significativement la santé psychique et physique des habitants. A partir de cette constatation, nous avons choisi de mailler notre territoire en réservant de futurs espaces à végétaliser dans le nouveau Plan Local d’Urbanisme. La proximité constitue en effet un enjeu de santé important pour assurer la santé des habitants et lutter contre les ilots de chaleur urbain, grâce à la désimperméabilisation des sols au profit de la nature et grâce aux arbres.

Chaque année, 1 000 nouveaux arbres sont plantés chaque année à Lyon pour offrir de l’ombre aux habitants et des refuges pour la biodiversité. Et Lyon peut s’enorgueillir de proposer déjà 83 000 arbres !

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Présentation PPT_

Bien entendu, cette stratégie n’aurait de sens sans une volonté forte pour assurer une qualité écologique dans la gestion des 500 hectares de nature en gestion municipale ! Lyon a en effet été la première grande ville en France à avoir abandonné l’utilisation des produits phytosanitaires. Le service espaces verts de la Ville de Lyon est le plus ancien en France à avoir obtenu la certification ISO 14 001, preuve de cette ambition visant à assurer une cohérence dans sa gestion : les déchets verts sont compostés et réutilisés pour amender les sols, le centre horticole municipal assure la production de 500 000 plants par an en circuits courts, la biodiversité est réintroduite pour assurer un équilibre et participer à la lutte contre les nouveaux invasifs…

Cette qualité de nos espaces verts a permis à Lyon d’être classée 2ème en France pour sa politique en faveur de la biodiversité, et de travailler sur des études uniques en Europe sur les pollinisateurs.

La nature en ville représente désormais un élément constitutif de l’aménagement de notre ville, de son identité et de son attractivité qui lui vaut aujourd’hui d’être la plus grande ville de France à avoir reçu la 4ème Fleur, plus distinction française dans le domaine de la nature en ville ! Si Lyon représente un modèle pour le développement de la nature en ville, les changements climatiques auxquels nous devons faire face doivent nous inviter à aller plus loin encore dans cette politique, et aller vers la ville nature !

L’Adjoint au Maire de Lyon
Délégué aux espaces verts, au cadre de vie,
Aux nouveaux modes de vie urbains et à
La qualité de l’environnement