Vendredi 3 juillet 2020 – Assemblée générale

Oursonnes et oursons se sont retrouvés ce vendredi 3 juillet 2020 afin de procéder à l’Assemblée Générale et la présentation des rapports « moral » et « financier » de l’année 2019 du Club de l’OURS.

Le rendez-vous était fixé à 10 heures 30 au caveau du château

6 route de la Roche à Ampuis

Accueil

Merveilleux accueil par Marielle et son équipe du caveau dans la grande salle de dégustation et le parc attenant dans lequel était servi le café-croissants de bienvenue, y compris jus de fruits et boissons soft dont les eaux de Vals, Marie Pierre Curinier étant partenaire du club de l’OURS, nous avons apprécié l’attention.

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Le beau temps était au rendez-vous pour profiter de ce lieu magique dominé par de magnifiques cèdres plantés par Etienne Guigal, le grand père de Philippe, ce dernier nous a fait l’honneur de nous recevoir au nom de toute la famille Guigal.

Le musée

Le temps d’admirer les 2 antiques pressoirs à écureuil exposés dans le parc, la visite du musée du château par petits groupes à permis aux membres du club de découvrir de nombreux objets retraçant l’histoire de la viticulture, de l’œnologie et de la tonnellerie.

Le Clos Joly

A 11 heures 30 Philippe Guigal prend congé de notre assemblée, non sans rappeler lors de son mot de bienvenue, que cette célèbre maison bourgeoise d’Ampuis se nomme le « clos Joly » du nom des anciennes propriétaires, les demoiselles Joly ensuite rachetée par la famille Vidal au début du XXème siècle, puis par la famille Guigal dans les années 1980.

L’assemblée générale

A 11 heures 45 nous montons au 1er étage dans l’espace équipé en audio-visuel de 130 m2 dédié aux séminaires d’entreprise, afin d’y tenir notre assemblée générale. La feuille de présence atteste de 50 membres présents (Sur 58 inscrits) et 17 représentés. Nous serons tout de même 60 lors du cocktail.

Le cocktail déjeunatoire

A midi un cocktail préparé par la maison Pignol nous est servi à l’ombre, dans le parc du caveau. Le St. Joseph blanc 2018 et le Côte Rôtie Brune et Blonde 2017 nous seront très largement servis pour dégustation et gracieusement offerts par la maison Guigal.

La tonnellerie

Depuis 2003 la tonnellerie du château d’Ampuis a été créée et le tonnelier façonne, assemble et chauffe les pièces traditionnelles destinées à l’élevage des grands vins de la maison Guigal. Il y fabrique une moyenne de 18 pièces par semaine afin de satisfaire une demande annuelle d’environ 800 pièces neuves.

Le parc des fûts des caves Guigal comprend environ 5000 pièces.

Le fût de chêne neuf révèle l’authenticité du vin qui s’affine, s’épanouit, s’amplifie, parfois près de 4 ans avant sa mise en bouteilles. Le bois laisse une empreinte aromatique sur le vin, il faut la maîtriser, notamment grâce à la chauffe.

Fabriquer artisanalement un tonneau est un travail de longue haleine. Chacune des étapes de l’élaboration d’une barrique (225 litres) fait l’objet de soins attentifs et exige de la part de l’artisan minutie, patience et un savoir-faire ancestral étroitement associé au vigneron.

Les membres du club ont pu ainsi suivre : La mise en rose des douelles, la chauffe, l’essai d’étanchéité, la mise en place des fonds, le séchage, ponçage et marquage des barriques.

Tous les ours et oursonnes qui ont pu profiter de ce moment d’échange privilégié avec le maître tonnelier du château d’Ampuis se souviendront longtemps de la passion de cet homme pour son métier.

Un grand merci à toute la famille Guigal, à l’équipe du caveau du château et au tonnelier

pour cette magnifique journée.

 

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Vendredi 3 juillet 2020 _ Assemblée générale_Rapports moral et financier

Rapport moral

L’année 2019 a été marquée par une série d’évènements qui ont considérablement modifié le fonctionnement de notre Club.

Les petits-déjeuners

Lors du 1er petit-déjeuner du 17 janvier, nous avons reçu Roland Crimier, maire de Saint Genis Laval qui devait intervenir le 13 décembre 2018. Souvenez-vous, quelques jours auparavant, notre ami Florent Dessus nous avait faussé compagnie.

Cela sera l’occasion pour Jean-Pierre Vacher de le remplacer au micro des spots télévisés assurés par l’équipe Vox-TLM.

TLM et Jean-Pierre Vacher assureront encore cette prestation lorsque nous recevrons Michel Le Faou, Claude Cohen, Alexandre Schmidt, Ludovic Boiron et Gilles Gascon.

C’est d’ailleurs lors de cette période que nous changerons de tanière puisqu’à la mi-mars nous quitterons le site du quartier Général Frère ou les conditions d’accueil étaient de plus en plus aléatoires, direction les locaux de l’hippodrome Lyon-Parilly.

C’est à partir de la mi-mai que, suite à l’achat de TLM par BFM TV, Fiducial Urba Vista remplacera notre ami Jean-Pierre Vacher. Nous recevrons alors successivement :

  • Etienne Blanc
  • Alexandre Vincendet
  • Alain Giordano
  • Denis Broliquier
  • Beatrice Vessilier
  • Michel Le Faou
  • Hervé Legros et
  • David Kimelfeld
  •  

Ainsi donc, ce début d’année 2019 aura été marqué par un changement de notre équipe de Com et surtout un changement de tanière.

Cela explique probablement la chute d’adhésion de 11 % sur cette année.

Le dîner de gala

Notre dîner de gala annuel le 14 juin au Grand Hôtel Dieu a été un grand moment.

Nous avons été les premiers à organiser une soirée au lendemain de l’ouverture de l’Hôtel Intercontinental et, il faut bien le dire, tous les partenaires du Club de l’OURS ont été bluffés par ce coup de maître.

A ce titre, je remercie tout particulièrement l’action d’Yvette qui en a dirigé l’organisation.

Lors de l’inauguration officielle de l’Hôtel, quelques jours plus tard, la responsable de l’accueil des séminaires d’entreprise de l’Intercontinental l’a d’ailleurs chaudement remercié pour le savoir faire qu’elle lui avait apporté.

Le Cirque sur l’Eau

Le 30 avril, la complicité du Club de l’OURS avec Raoul Gibault, le patron du Cirque Médrano s’est traduite par une nocturne des membres du Club de l’OURS sous le chapiteau avec familles et enfants.

Comme à l’accoutumée, boissons et friandises nous ont rassemblé le temps de l’entr’acte. Je ne peux pas m’empêcher d’avoir une amicale pensée pour Raoul dont les activités circadiennes ont pris en grand coup avec l’arrêt des spectacles lié au confinement.

Les trophées du bâtiment et de l’immobilier

Le 23 mai, notre traditionnelle soirée du bâtiment et de l’immobilier organisée par le Club en partenariat avec le Progrès à la Cité Internationale a été un succès. Il faut cependant regretter qu’au fil des années la participation s’émousse, malgré sa totale gratuité pour les invités.

Nous sommes preneurs de toutes les idées qui pourraient nous être proposées pour booster cette manifestation, notamment nous comptons sur vous pour en parler autour de vous.

Je vous signale que cette année les Trophées du Bâtiment et de l’Immobilier auront lieu le 26 novembre au soir.

Togo : Aformetrop et Mac Mael Agri

La vocation du Club est d’avoir des actions en relation avec l’acte de bâtir. Dans ce cadre, le Club de l’OURS a largement participé au financement et à la réalisation des plans et des chiffrages d’une maison médicalisée et d’une école agricole au Togo.

Nous avons appris que la construction de la maison médicalisée et sa livraison ont pris de quelques retards liés au Coronavirus.

Quant à l’école agricole, nous avons appris que d’autres associations, dont ASF et ESF ont amené des financements complémentaires qui vont permettre de commencer très prochainement la construction de cette école.

Benin : Amour Sans Frontière

L’action du Club de l’OURS en Afrique de l’Ouest francophone nous a amené à croiser l’association humanitaire ASF dont le président Charles Lagrange et André Lejeune son acolyte, nous ont présenté leur action depuis 30 ans en Afrique subsaharienne.

ASF est basé à Tassin la Demi-Lune, il nous a donc été naturel d’apporter notre savoir faire dans l’acte de bâtir.

Nous avons étudié, calculé et dessiné les plans pour un pont à 3 travées sur la route de Yakabissi au Bénin.

Réalisé en début d’année 2019, ce pont ouvre l’accès à une école construite en cours d’année par la même association.

Fête foraine d’Euro Parc à Eurexpo

Florent Dessus nous avait présenté le président des forains avec lequel nous organisions chaque année, depuis 4 ans, une journée « porte ouverte » permettant aux enfants malades et à leur famille de s’évader pour un temps à la fête foraine.

Lors de la journée du mercredi 19 décembre 2019, il s’est avéré que certains forains ne jouaient plus le jeu et n’acceptaient plus que d’être « généreux au rabais ».

Devant ce fait, nous avons décidé de ne plus reconduire cette opération en 2019, et à l’avenir.

L’Entreprise des Possibles

Le 30 janvier 2019, lors de la fête de l’entreprise à la halle Tony Garnier, Alain Mérieux demandait aux chefs d’entreprise de le rejoindre au sein de l’Entreprise des Possibles car disait-il « je crois à l’action sur le terrain parce qu’on sait faire et qu’ensemble, on va le faire ».

Au Club de l’OURS, nos adhérents savent faire, chacun à sa façon, dans l’acte de bâtir.

Le président du Club de l’OURS que je connais bien, s’est engagé dans une convention de partenariat avec l’Entreprise des Possibles.

Des chantiers se sont ouverts sur cette année 2020, je vous cite rapidement

  • Rue Sala, 69002 Lyon : immeuble auparavant occupé par des religieuses, création d’un centre d’accueil pour des mamans vulnérables
  • Cours Tolstoï, 69100 Villeurbanne : Maison VIFF (SOS Femmes) : travaux de peinture
  • Rue Bancel, 69007 Lyon : Immeuble de stockage, puis de bureaux à aménager en logements d’urgence

Tous ces dossiers liés à l’Entreprise des Possibles seront détaillés dans le rapport moral de 2020, je n’oublie pas que pour l’instant, je vous présente l’année 2019.

Je vous livre cependant une information sur le mode de fonctionnement financier dans le cadre du partenariat avec l’Entreprise des Possibles : des reçus fiscaux sont établis par les associations maîtres d’ouvrage suivant devis préalablement acceptés. Le Club de l’OURS fait l’avance financier sous forme de prêt à l’entreprise membre du Club, cette dernière remboursant ce prêt lors du recouvrement de l’avoir.

Enfin, François Guerrier est le chef de projet de l’opération sur Sala et je remercie tous ceux qui m’ont d’ores et déjà manifesté leur engagement dans cette formidable aventure.

La vie du Club

Notre club ne serait pas ce qu’il est sans le bénévolat de tout ceux qui s’investissent pour développer la réussite et la convivialité au sein de notre groupe de copains.

L’année dernière nous avons remplacé à l’occasion de notre Assemblée générale 3 membres du bureau ; Nos statuts prévoyant un remplacement à raison d’un tiers tous les 3 ans, et n’ayant pas enregistré de désistement, nous n’avions pas d’élection pour renouvellement du bureau cette année.

Enfin, je vous annonçais au début de mon intervention que 2019 a été marquée par une chute de 11 % des adhésions par rapport à 2018. Je vous informe qu’au 30 juin de cette année, nous avons déjà une progression de 4% par rapport à 2019.

Tenue de notre assemblée générale

L’année dernière nous avons tenu notre assemblée générale, grâce à l’invitation du président Christophe Guilloteau, dans le cadre du musée archéologique de Saint Romain en Gal, propriété du département du Rhône.

Cette année, grâce à la famille Guigal, nous sommes rassemblés dans le cadre somptueux du caveau du château. Je crois même bien savoir que nous sommes dans les premiers à y être accueillis.

Tout à l’heure nous pourrons visiter la tonnellerie et là encore, sachez qu’il s’agit d’un privilège.

Pour toutes ces attentions, merci à toute la famille Guigal.

 

Rapport financier

Notre expert-comptable, le cabinet VEAMA à Villeurbanne, a établi le bilan et le compte de résultat de l’exercice clos le 31 décembre 2019 et certifie nos comptes.

Un exemplaire de ce document est à disposition pour consultation éventuelle avant vote du quitus.

L’année 2019 a connu un changement de trésorier lors de l’Assemblée Générale de 2018, Patrick DURAND – que nous remercions encore pour ses services – étant remplacé par Jean-Guillaume MONIN.

Notre compte de résultat fait apparaître un chiffre d’affaire de 108 020 € (112 664 € en 2019 pour mémoire), soit une légère baisse de 4%.

Celle-ci s’explique par une diminution des cotisations des membres compensée en partie par une augmentation des recettes des petits déjeuners et du Dîner de Gala.

Côté dépenses, les principaux postes restent le dîner de Gala et l’organisation des petits déjeuners. Le fait de les organiser à l’Hippodrome représente un surcoût comparé au Quartier Général Frère pour une qualité de services bien supérieure. Ce surcoût est en partie compensé par la diminution sensible du coût de l’enregistrement vidéo des petits déjeuners liée au changement de prestataire.

L’exercice 2019 se solde par un résultat négatif de 2 676,34 €, bien inférieur à celui de l’année précédente qui s’expliquait notamment par l’organisation de l’anniversaire des 30 ans du Club.

Le Bilan est quant à lui en progression puisque le total de l’actif (et du passif) s’élève à 154 092,90 € (pour 147 104,02 € en 2018).

La santé financière du Club reste excellente avec 25 000 € placés en valeurs mobilières (BP AURA) et 69 663,72 € de trésorerie, le placement de ladite trésorerie ayant généré 1 065 € de produits financiers sur l’année.

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Jeudi 25 juin 2020 – Bruno Cazabat

Le Club de l’OURS a reçu Bruno Cazabat

Directeur des Affaires Techniques aux Hospices Civils de Lyon

sur le thème :

« Ingénierie hospitalière :

retour d’expérience sur les adaptations mises en œuvre pour COVID 19.

Actualité sur les projets en cours »

Voir quelques photos :

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Jeudi 11 juin 2020 – Julien Lahaie

Le Club de l’OURS a reçu Julien Lahaie

Directeur Mission Vallée de la Chimie de la Métropole de Lyon

sur le thème :

Lyon Vallée de la Chimie, symbiose industrielle pour des cohabitations heureuses

Comment la Métropole de Lyon ambitionne-t-elle de transformer son entrée sud dans le cadre d’un vaste projet public-privé dans un contexte Post COVID-19 ?

Confrontée à la présence de grandes friches industrielles aux portes de la ville-centre, la Métropole de Lyon développe depuis 2013 une stratégie d’intervention centrée sur l’innovation associant recherche, industrie, développement durable et co-construction de projets avec des organismes publics et des entreprises privées.

La Métropole de Lyon (Grand Lyon), créée par la loi MAPTAM du 27 janvier 2014, mise en place le 1er janvier 2015, est une « collectivité à statut particulier », qui regroupe les anciennes compétences de la communauté urbaine de Lyon et du Conseil Général du Rhône sur un périmètre de 59 communes autour de la ville centre, Lyon. Avec un large spectre de politiques publiques qui visent à rapprocher « l’humain et l’urbain », elle pilote la stratégie de développement économique et international d’un territoire de 1,4 Million d’habitants couvrant plus de 553 km². La Métropole de Lyon est la 1ère Métropole industrielle de France avec plus de 17% d’emplois industriels sur son territoire.

Dans ce contexte industriel historique, l’émergence de la gestion des friches industrielles, au coeur des centres urbains de la Métropole, est apparue dès la fin des années 90 avec le lancement de plusieurs grandes opérations d’aménagement urbain à Lyon (Lyon – Vaise, Lyon-Confluence, Lyon – Gerland) et à Vaulx en Velin et Villeurbanne (Carré de la Soie). Dès le milieu des années 2000, la communauté urbaine a souhaité renforcer ses compétences dans le domaine des sites et sols pollués avec la mise en place progressive d’une équipe, rattachée à la Direction du Foncier et de l’Immobilier de la communauté urbaine.

La mise en place d’un projet-directeur Vallée de la Chimie, initié dès 2010, s’est concrétisée en 2013 par l’implantation d’une mission territoriale qui s’appuie sur les expertises présentes en interne en matière de gestion des sites et sols pollués. 

 

 

Voir PDF

2020_06_11 J Lahaie

 

La Métropole de Lyon a imaginé, dès 2014 (et à 3 reprises 2014/2016/2018), dans le cadre d’un partenariat avec les principales entreprises de la Vallée de la Chimie et avec l’appui de partenaires techniques et financiers, un appel à projets original (l’appel des 30 !) visant à remettre sur le marché des domaines fonciers d’anciens sites industriels, fortement contraints par la pollution des sols et par la présence d’un vaste périmètre de prévention des risques technologiques (PPRT).

Cette initiative partenariale unique vise à valoriser les gisements fonciers mobilisables, pour accueillir des activités innovantes des filières chimie, technologies propres (cleantech), énergie et environnement pour faire de ce territoire de 11 000 hectares au sud de Lyon une référence européenne sur ces secteurs porteurs.

Un site remarquable à requalifier : la Vallée de la Chimie

Depuis les premières implantations en 1853, la Vallée de la Chimie, est un territoire stratégique non seulement pour la Métropole lyonnaise mais aussi pour le tissu industriel français, par ses activités diversifiées et la richesse qu’elle produit.

Ce territoire est le berceau de la chimie française (chimie de synthèse, chimie de spécialité, pétrochimie, raffinage), avec des acteurs mondiaux comme Total, Arkema, Solvay, Bluestar Silicones, Engie ou encore IFP Energies Nouvelles. Troisième pôle d’emploi de l’agglomération lyonnaise, la Vallée de la Chimie regroupe plus de 10 000 emplois dans les secteurs Chimie-Energie-Environnement ainsi que 6 centres de recherche & dévelopement, regroupant plus de 2 500 emplois.

La vocation économique de cet ensemble s’est vue renforcée récemment, grâce à une démarche ambitieuse portée par les acteurs publics et privés du territoire. Il s’agit d’accompagner sa régénération industrielle, en tant que pôle économique de premier plan associant recherche et industrie. L’enjeu est de préserver la place de l’économie dans le tissu urbain, en limitant les nuisances induites par les activités industrielles et en proposant une politique de développement durable avec des approches innovantes (e. g. phytotechnologies).

Parmi les domaines concernés par cet appel à projets, la reconquête des friches industrielles et le développement d’une filière autour des problématiques du « paysage productif « et de revalorisation des sols ont été mises en avant par la Métropole de Lyon et ses partenaires. L’implantation, en cours, de six nouvelles entreprises, issues de ces métiers de l’environnement, permet d’envisager la création d’une filière qui s’inscrit dans cette double problématique d’économie circulaire et de traitement des friches industrielles.

L’APPEL DES 30 ! Lyon Vallée de la Chimie

La première édition de l’Appel des 30, qui proposait une soixantaine d’hectare de terrains et friches industrielles à des utilisateurs des filières chimie-énergie-environnement a permis de retenir 16 projets d’implantation.

Forte de cette première expérience qui pourrait conduire à la création d’environ 400 emplois après l’implantation de l’ensemble des projets lauréats, la Mission Vallée de la Chimie de la Métropole de Lyon a publié en septembre 2016 et en septembre deux nouvelles éditions de l’Appel des 30 !

Les deux éditions suivantes (2016-2018) ont été élargies à de nouveaux types de projets, en intégrant des surfaces propices au développement d’installations photovoltaïques et/ou à la mise en œuvre de projets de « paysage productif » sur des friches trop contraintes pour accueillir des salariés de manière pérenne.Un dispositif partenarial singulier pour préfigurer une grande plateforme industrielle

Ce dispositif à projets innovant et en partenariat implique 30 acteurs industriels de la Vallée de la Chimie et le soutien de nombreux partenaires techniques et financiers (Caisse des Dépôts, Banque Publique d’Investissement, ADEME, FEDER, etc.). Il s’adresse à la fois à des utilisateurs finaux (PME/PMI, start-up, ETI, grands groupes) et à des opérateurs et ensembliers immobiliers pour implanter des activités nouvelles dans les domaines de la chimie, de l’énergie et de l’environnement, dans des zones « contraintes » par les risques technologiques et en faire la vallée de la Chimie de demain.

Paysage productif & Usine Énergétique, des « process » de reconquête des friches industrielles au service du territoire

Comment aller au-delà de l’idée de nature et de paysage ornemental aujourd’hui développé dans les projets urbains pour faire en sorte qu’un paysage génère de la valeur et conserve sa capacité d’évolution dans le temps ? Dans le contexte de la Vallée de la Chimie, où le gisement de paysages naturels et industriels est riche et varié, mais contraint par des sols pauvres et plus ou moins contaminés, cette question offre un potentiel d’innovation et de développement économique et écologique auquel vise à répondre le procédé dénommé « le paysage productif ».

Le « Paysage productif » est un dispositif qui propose une large diversité de procédés ou d’actions pour : le traitement des sols pollués ; la production de technosols, la production de biomasse par diverses plantations dont les taillis à courtes rotations, la création de plateformes de fertilisation, la création d’une bourse des terres…Ces dispositifs se développent avec l’implantation d’entreprises et de start-up spécialisées associées au site expérimental et / ou utilisant les gisements paysagers de la Vallée de la Chimie comme ressource évolutive. Ils doivent permettre une démarche et un ensemble de procédés paysagers de production souples et adaptables, aptes à répondre aux demandes d’aménagement du territoire concerné.

La « boîte à outils » des solutions du paysage productif offre des réponses adaptées à de nombreux enjeux de la Vallée, et de la Métropole : 

– Traitement et régénération des sols sur les tènements industriels ;

– Dépollution des sols par des techniques liées au domaine de la phytoremédiation ;

  • – Fabrique de sols, fertilisation de sols ‘artificiels’ ou en voie de régénération, production de technosols…
  •  

– Plantation et production de biomasse, dont les taillis à courte ou très courte rotation ;

– Valorisation, stockage, transformation et utilisation des terres fertiles ;

– Réintroduction de la biodive rsité, par des stratégies de protection et de renaturation. Des fonciers trop contraints par les risques technologiques pour accueillir des activités économiques sont ainsi mobiliserés pour la mise en place de mesure de compensation environnementale rendue nécessaires dans le cadre des projets d’aménagement de la Métropole.

–  Esthétique d’un paysage industriel : e.g. fabrication de clôture végétale défensive pour les sites SEVESO.

Schéma de synthèse de la filière du paysage productif © Agence BASE, Métropole de Lyon

Avec plus d’un 600 Millions d’euros de projets d’investissements actuellement en cours de déploiement sur ces deux secteurs, la dynamique d’implantation de grands prospects s’accélère : SAFRAN, SYMBIO, ELKEM SILICONES, METALOR, CARBIOS ….

La Vallée de la Chimie : vers l’Usine Énergétique Métropolitaine

Profitant du fort potentiel de production d’énergie conventionnelle des chimistes, d’une excellente connexion aux infrastructures de transport fret (route, fer, fleuve, pipe), de la proximité d’actifs industriels de la Métropole (Stations d’épuration, Usine d’incinération , réseaux de chaleur…), et d’outils de production d’énergie renouvelable (installation photovoltaïque de Belle Etoile, centrale hydroélectrique de Pierre Bénite, Gaya…), la Vallée de la Chimie peut affirmer progressivement son rôle stratégique au service de la Métropole sur les champs connexes de la transformation de déchets et de la production d’énergie verte.

La plateforme est également un carrefour stratégique, car elle héberge sur son territoire des sites industriels qui sont à la fois producteurs et consommateurs d’énergies, et elle est proche des réseaux de chaleur métropolitains.

C’est donc naturellement qu’elle ambitionne de devenir « l’usine énergétique » de la Métropole, c’est-à-dire un lieu de déploiement d’énergies vertes au service d’une industrie écoresponsable et tournée vers le futur.

Et le futur, dans la Vallée, c’est déjà aujourd’hui ! En témoignent les nombreux projets qui sont actuellement à l’étude ou en cours de déploiement sur le territoire…selon 3 grands thèmes :

– L’énergie Solaire

– La chaleur fatale & les réseaux de chaleur

– L’hydrogène & le stockage d’énergie (batteries, …)

Afin de développer la production d’énergies renouvelables dans la Vallée, et plus particulièrement d’électricité photovoltaïque, le groupement Lyon Rhône Solaire va installer, dès 2019, 40 000 m2 de panneaux solaires sur des toitures et des parkings de 6 sites industriels. Grâce à ces panneaux, la Vallée produira, à terme, 6,4 MWc.

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Dans le domaine des énergies de récupération, Engie et ses partenaires ont investi 57 millions d’euros à Saint-Fons pour construire Gaya, une plateforme technologique unique en Europe visant à produire du biométhane, un gaz vert, à partir de bois, de végétaux, ou encore de déchets alimentaires et agricoles. Ce biométhane est destiné à être transporté dans les réseaux de distribution de gaz naturel

La Métropole souhaite également faire de Lyon Vallée de la Chimie une plateforme industrielle mutualisée public/privé en créant, à moyen terme, sur le territoire un réseau d’approvisionnement en énergies renouvelables ou « feeder » qui viendrait relier les sites industriels entre eux et qui serait également connecté aux réseaux de chaleur métropolitains.

Ce réseau permettrait d’alimenter les industriels déjà implantés, mais aussi des futures entreprises et les habitants de la Métropole, en énergies vertes produites à la fois par les sites industriels (grâce, par exemple, à la valorisation énergétique des déchets industriels dangereux ou à la récupération de la chaleur fatale produite lors de certains process industriels) et par des infrastructures publiques (grâce, par exemple, à l’incinération des déchets ménagers dans l’UTVE de Lyon Sud), créant ainsi une bourse d’échange d’énergies dont la Vallée serait le centre névralgique.

Julien Lahaie

Directeur Mission Vallée de la Chimie de la Métropole de Lyon
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Jeudi 13 février 2020 – Monsieur le maire de Lyon

Le Club de l’OURS a reçu Gérard Collomb, maire de Lyon sur le thème « le défi écologique »

En 10 ans nous avons construit une grande métropole forte sur le plan économique et industriel.

Mais nous le voyons bien, le monde se trouve confronté à de nouveaux défis : réchauffement climatique, perte de la biodiversité, pollution de l’air dans nos grandes villes.

Ces nouveaux défis exigent de nous de penser et d’agir différemment.

Les rapports du GIEC montrent en effet les effets catastrophiques d’un réchauffement au-delà de 2°, avec des impacts qui croissent très vite avec l’amplitude de la hausse des températures.

Nous devons donc changer et le faire rapidement.

Cet enjeu est aujourd’hui totalement intégré par la nouvelle présidente de la Commission européenne qui a fixé comme objectif une neutralité carbone à l’horizon 2050 et propose pour cela un « green deal » associant l’ensemble des acteurs publics et privés et dégageant des financements importants.

Oui, nous entrons dans une nouvelle ère écologique, une ère où les choix que nous allons faire maintenant nous engageront au moins pour les 30 ans à venir.

Une ère où la conscience écologique des citoyens est de plus en plus forte. La jeunesse s’en est fait l’écho et il faut que nous entendions ses craintes et ses rêves, son désir de préserver nos ressources naturelles, de pouvoir imaginer son avenir dans un monde moins pollué, où la nature serait mieux préservée, où dans nos grandes villes nous ferions aller de pair qualité de l’air, qualité de vie, développement de la biodiversité, respect des grands paysages, exigence d’une alimentation saine.

Mais dans le même temps où s’exprime à l’échelle planétaire cette prise de conscience de l’urgence écologique, on voit émerger – et c’est de bon augure pour l’avenir – les révolutions technologiques qui nous permettront de relever l’ensemble des défis auxquels nous sommes confrontés.

C’est vrai du  point de vue de l’énergie, où un nouveau modèle est en train de se mettre en place à l’échelle du monde.

Les énergies renouvelables arrivent en effet à maturité. Pour la première fois, elles sont même plus compétitives que les énergies issues du pétrole.

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Jeudi 30 janvier 2020 – Fouziya Bouzerda

Le Club de l’OURS a reçu Madame la présidente du Sytral et vice-présidente de la Métropole de Lyon

sur le thème

Le Sytral, autorité organisatrice des transports en commun à l’échelle du département du Rhône, moteur d’une mobilité exigeante ?

Les perspectives du Sytral en matière de développement pour un réseau intermodal

A la question concernant le Sytral, moteur d’une mobilité exigeante, l’invitée du Club a insisté sur le fort développement des transports en commun dans notre territoire, avec plus de 5 % de progression annuelle. Ce développement doit donc assurer le confort d’utilisation notamment avec une augmentation des cadences et de la fréquence.

Le second volet est d’anticiper en développant le maillage du réseau entre les différents modes : métro, bus, tramway, sans oublier l’ambition du câble et du fluvial.w

Les défis du Sytral sont de poursuivre le développement et le renfort d’offres tout en s’adaptant à chaque territoire.

Une expérimentation est en cours de mise en place d’un transport à la demande, système mixte entre public et privé qui consiste à diriger les voyageurs vers des points de connexion.

Le développement des navettes autonomes s’inscrit dans cet objectif du transport à la demande 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. La navette NAVLY est opérationnelle à la Confluence mais une navette autonome au milieu de la circulation publique arrive très bientôt sur notre réseau.

Enfin, la Présidente du Sytral a rappelé que le développement durable était dans l’ADN de l’entreprise. Les 3/4 du réseau est déjà électrique et le choix a été fait de n’acheter que des bus « propres », notamment avec des moteurs à hydrogène et à terme, l’ensemble du réseau sera décarbonné.P

Voir quelques photos :

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Jeudi 16 janvier 2020 François-Noël BUFFET

Le Club de l’OURS a reçu François-Noël Buffet

Sénateur du Rhône

Conseiller de la Métropole de Lyon

sur le thème :

Quelle métropole pour demain ?

L’invité du Club s’est exprimé sur le destin collectif qui doit intégrer la notion environnementale du développement de la métropole pour les 20/25 années à venir.

Les trois priorités évoquées sont :

  • La circulation, développement et transport en commun et des modes doux. Il est nécessaire que la mobilité face appel à tous les modes fer, route, air, fluvial et privilégier le confort des déplacements pour les usagers.

Le logement : le prix du foncier impact exagérément le coût du logement. Il faut que la métropole facilité l’accession à la propriété.

Le développement économique : l’activité économique permet de développer l’emploi. Lorsque chacun à un travail, la richesse peut alors être équitablement partagée.

Evidemment, cela n’obère pas l’action nécessaire dans les autres secteurs tels que la santé, l’enseignement, le social et en général tout ce qui touche au destin humain.

Autres secteurs évoqués :

Concernant le traitement de l’espace public, il est nécessaire de redonner sa place à la végétation et à l’écologie urbaine en général.

Concernant la qualité du logement, la métropole doit aider à l’amélioration de l’habitat, notamment en luttant contre les passoires thermiques dans l’ancien

Enfin, au moment des « questions réponses », le projet du central parcl a été évoqué. Prévu de chaque côté du Rhône, au sud du Confluent, rive droite à hauteur de la Mulatière (18 Ha libérés par la SNCF) et de Oullins (40 Ha ZAC de la Saulaie) et en liaison avec le Parc scientique de Gerland sur la rive gauche.

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Jeudi 12 décembre 2019 – David Kimelfeld

Le président de la Métropole de Lyon est intervenu u Club de l’OURS sur le thème :

« La Métropole de Lyon, moteur de l’investissement local ? »

Les perspectives de la Métropole de Lyon en matière de développement et d’investissement

local sont prometteuses.

En effet, la métropole bénéficie d’une excellente santé financière et d’une fiscalité dynamique. Nous avons des recettes qui continuent de croître grâce à notre dynamisme économique et démographique et un autofinancement en hausse. Dans le même temps, notre capacité de désendettement est seulement de 3 ans et demi. Nous disposons ainsi d’une grande marge de manœuvre pour investir davantage dans tous nos champs de compétences, pour mieux accompagner les communes dans leurs investissements de proximité, et pour faire en sorte que notre métropole reste attractive mais aussi équilibrée, attentive aux réalités écologiques et sociales de demain.

Le premier enjeu est de poursuivre les transformations urbaines

sur toute la métropole

D’ici 2020, la collectivité aura investi 3,2 milliards d’euros. Au cœur ce programme d’investissements sans précédent, il y a d’abord quatre grands projets urbains : la Part Dieu, second quartier d’affaires de France, un des piliers de notre attractivité en Europe et dans le monde, Carré de Soie, qui en quelques années est devenu le symbole du renouveau au nord-est de la métropole, Gerland qui poursuit sa mue pour devenir un grand quartier résidentiel et tertiaire au sud de Lyon, et enfin Confluence, à la fois un nouveau quartier à vivre au sud de la Presqu’île et un laboratoire de la ville durable. Nous avons également porté une politique du logement conséquente : plus de 8500 logements construits chaque année depuis 2015, dont 4000 logements sociaux et abordables, et plus de 6000 places de logements sociaux étudiants construits d’ici 2022. Face à l’enjeu de l’augmentation des prix et du manque de logement abordable il fallait néanmoins réagir : c’est pourquoi j’ai lancé un Plan d’urgence pour l’accès au logement avec l’expérimentation du plafonnement des prix de vente dans les ZAC, la création d’un Office Foncier Solidaire métropolitain, la relance du Plan 3 A d’aide à l’accession abordable à la propriété et le doublement du budget dédié à la constitution de réserves foncières. Dans le même temps, nous avons réduit les fractures spatiales et sociales à travers notre politique de renouvellement urbain : 2,5 milliards seront investis dans 14 quartiers en difficulté de la Métropole dans le cadre du NPNRU. nous avons accéléré notre aide aux communes dans leurs investissements de proximité.

Voir vidéo : En direct du Club de l’OURS avec le président de la Métropole de Lyon.

Pour l’avenir, nous devons répondre véritablement aux attentes et besoins des habitants d’un quartier du 21ème siècle. Je souhaite que nous réalisions la Métropole des courtes distances : désormais, les habitants ne veulent plus parcourir de longues distances pour accéder à tel loisir, ou tel équipement. C’est pourquoi, nous devons mener une politique volontariste et ambitieuse en matière d’aménagement urbain, de logement et de mobilités. Concernant le défi du logement abordable pour tous, nous devrons apporter des réponses fortes pour produire pas moins de 50 000 logements sur le prochain mandat, ainsi que pour limiter la hausse des prix. Plus largement, nous devons  créer de nouvelles centralités urbaines : à Oullins (La Saulaie), à Saint-Genis-Laval (Vallon des Hôpitaux), à Villeurbanne (Saint-Jean) et à Albigny-sur-Saône (La Loupe). Enfin l’heure est venue de développer un urbanisme partagé et collaboratif à travers des projets d’habitat participatif, l’amplification des projets d’habitat adapté et inclusif, la multiplication des démarches d’urbanisme transitoire… De nouvelles formes d’urbanisme contemporain qui favorisent la mixité et le vivre-ensemble.

Le deuxième enjeu est économique : nous devons rester une métropole attractive et compétitive

Pour cela nous avons des atouts. Nous avons d’abord su rester un grand territoire productif qui s’adapte aux enjeux de la transition énergétique et du numérique. Grâce à son tissu industriel, à son écosystème dynamique, la Métropole de Lyon continue d’attirer les investisseurs et à créer des emplois industriels (+ 1 200 emplois industriels créés en 2018 après 25 ans de baisse, 11% de la création d’emplois industriels nationale se fait sur ce territoire). Cette dynamique industrielle anime également le marché immobilier tertiaire. Les industriels attirent dans leur sillage des bureaux d’études et d’ingénierie, des entreprises de service numérique. Ainsi, nous pouvons être fiers des grandes implantations récentes et annoncées sur notre territoire qu’il s’agisse de centres de production ou de R&D : RTE, Framatome, Elkem Silicones, Renault Trucks, Boehringer Ingelheim, Safran, … Ce sont autant de fleurons qui apporteront des compétences et des emplois sur notre territoire. À cela s’ajoute une forte dynamique entrepreneuriale : +23.000 créations d’entreprises en 2018, +21% par rapport à 2017.

Aujourd’hui, l’enjeu est de consolider ce socle industriel par la transition digitale et énergétique : il s’agit d’accompagner les filières d’excellence dans cette transition (santé, transports, chimie-environnement) et de développer de nouvelles filières : e-santé, assurances, sport, sécurité/cybersécurité. Il s’agit également de booster l’entrepreneuriat sur tout le territoire de la métropole, de poursuivre la transformation du Pôle universitaire lyonnais grâce notamment à la prolongation du label IDEX obtenu en février 2017 et reconduit jusqu’en 2021, de développer l’offre de la formation professionnelle et de renforcer enfin nos acquisitions foncières pour les entreprises.

Le dernier enjeu concerne l’amélioration de notre cadre de vie. Il s’agit de faire de l’investissement un moteur de la transition écologique et énergétique.

Pour continuer à rester attractif, il faut aussi construire un cadre de vie agréable pour les salariés et les habitants. Grâce à notre nouveau Plan Climat Air Énergie Territorial 2030, si nous y mettons les investissements nécessaires, nous pourrons baisser les émissions de GES de 43% et les consommations d’énergies de 20%, doubler la production d’énergie renouvelables et avoir une qualité de l’air respectueuse des normes de l’OMS pour la santé. L’objectif est de continuer à soutenir, à innover et à expérimenter pour créer des nouvelles filières industrielles (économie circulaire, hydrogène, smart grid, …) et des pratiques vertueuses de consommation, pour faire émerger une économie sobre en énergie et en ressources, compétitive et riche en emploi.

La qualité de l’air est également un enjeu majeur pour attirer des talents et donc des chefs d’entreprises quand ils cherchent une nouvelle implantation. L’enjeu est de ramener sous le seuil de l’OMS les taux des polluants problématiques (particules fines, ozone, NOx etc.). Notre Plan Oxygène prévoit plusieurs actions dont la création d’une Zone à Faibles Émissions, la limitation à 70 km/h sur le périphérique, la Prime Air Bois, l’éco-rénovation des logements ou encore une démarche d’innovation en faveur de la qualité de l’air ([R]Challenge). Au cœur de cet enjeu pour la qualité de l’air et le cadre de vie, il y a évidemment les mobilités. Le développement des transports en commun métropolitains sera un élément clé de cette transformation urbaine. Nous avons besoin d’investissements massifs dans les transports pour relier les territoires et améliorer les déplacements (doublement du budget du Sytral sur le prochain mandat). Nous devons impérativement inciter nos habitants à utiliser davantage les transports en commun, grâce à des tarifs plus attractifs, des trains cadencés au ¼ d’heure, des parkings relais dans toutes les gares qui répondent à la demande, la multiplication des modes de transports alternatifs à l’usage de la voiture (covoiturage, vélo, autopartage). Plus nous serons performants et innovants sur nos mobilités et infrastructures, plus notre Métropole demeurera attractive !

Lyon représente donc un terreau favorable aux investissements grâce à la force de nos écosystèmes capables de réunir réseaux financiers, recherche et enseignement supérieur, grandes entreprises et PME, pôles de compétitivité….  Mais ceci ne veut pas dire qu’il ne faut pas rester vigilant pour maintenir cette attractivité économique. L’autre caractéristique de notre métropole, c’est qu’ « ici, ce n’est pas Paris » : cela signifie que Lyon est un bon mix entre la métropole très dynamique, et la ville verte, sportive, où l’on peut prendre du temps. Nous devons tout faire pour conserver cette singularité, en proposant notamment des logements accessibles à tous et une qualité de vie durable. Il faut aller plus vite et plus fort maintenant sur l’amélioration du cadre de vie, car le risque de perdre en attractivité est réel à cause du retard pris en matière de mobilités et de logement.

Investir c’est croire en l’avenir de notre métropole. Investir, c’est aussi porter l’ambition d’une nouvelle gouvernance locale, en accompagnant mieux chaque territoire de cette métropole et en répondant au mieux aux besoins et aux attentes des Grands Lyonnais.

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Jeudi 14 novembre 2019 – Michel Le Faou

Michel Le Faou est intervenu au petit déjeuner du Club de l’OURS sur le thème :

« Le PLU-H et la Métropole de Lyon »

La politique d’aménagement urbain de la Métropole a l’ambition d’améliorer le cadre de vie des habitants et de contribuer au développement économique de l’agglomération. 

Quelques photos :

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