Jeudi 12 décembre 2019 – David Kimelfeld

Le président de la Métropole de Lyon est intervenu u Club de l’OURS sur le thème :

« La Métropole de Lyon, moteur de l’investissement local ? »

Les perspectives de la Métropole de Lyon en matière de développement et d’investissement

local sont prometteuses.

En effet, la métropole bénéficie d’une excellente santé financière et d’une fiscalité dynamique. Nous avons des recettes qui continuent de croître grâce à notre dynamisme économique et démographique et un autofinancement en hausse. Dans le même temps, notre capacité de désendettement est seulement de 3 ans et demi. Nous disposons ainsi d’une grande marge de manœuvre pour investir davantage dans tous nos champs de compétences, pour mieux accompagner les communes dans leurs investissements de proximité, et pour faire en sorte que notre métropole reste attractive mais aussi équilibrée, attentive aux réalités écologiques et sociales de demain.

Le premier enjeu est de poursuivre les transformations urbaines

sur toute la métropole

D’ici 2020, la collectivité aura investi 3,2 milliards d’euros. Au cœur ce programme d’investissements sans précédent, il y a d’abord quatre grands projets urbains : la Part Dieu, second quartier d’affaires de France, un des piliers de notre attractivité en Europe et dans le monde, Carré de Soie, qui en quelques années est devenu le symbole du renouveau au nord-est de la métropole, Gerland qui poursuit sa mue pour devenir un grand quartier résidentiel et tertiaire au sud de Lyon, et enfin Confluence, à la fois un nouveau quartier à vivre au sud de la Presqu’île et un laboratoire de la ville durable. Nous avons également porté une politique du logement conséquente : plus de 8500 logements construits chaque année depuis 2015, dont 4000 logements sociaux et abordables, et plus de 6000 places de logements sociaux étudiants construits d’ici 2022. Face à l’enjeu de l’augmentation des prix et du manque de logement abordable il fallait néanmoins réagir : c’est pourquoi j’ai lancé un Plan d’urgence pour l’accès au logement avec l’expérimentation du plafonnement des prix de vente dans les ZAC, la création d’un Office Foncier Solidaire métropolitain, la relance du Plan 3 A d’aide à l’accession abordable à la propriété et le doublement du budget dédié à la constitution de réserves foncières. Dans le même temps, nous avons réduit les fractures spatiales et sociales à travers notre politique de renouvellement urbain : 2,5 milliards seront investis dans 14 quartiers en difficulté de la Métropole dans le cadre du NPNRU. nous avons accéléré notre aide aux communes dans leurs investissements de proximité.

Voir vidéo : En direct du Club de l’OURS avec le président de la Métropole de Lyon.

Pour l’avenir, nous devons répondre véritablement aux attentes et besoins des habitants d’un quartier du 21ème siècle. Je souhaite que nous réalisions la Métropole des courtes distances : désormais, les habitants ne veulent plus parcourir de longues distances pour accéder à tel loisir, ou tel équipement. C’est pourquoi, nous devons mener une politique volontariste et ambitieuse en matière d’aménagement urbain, de logement et de mobilités. Concernant le défi du logement abordable pour tous, nous devrons apporter des réponses fortes pour produire pas moins de 50 000 logements sur le prochain mandat, ainsi que pour limiter la hausse des prix. Plus largement, nous devons  créer de nouvelles centralités urbaines : à Oullins (La Saulaie), à Saint-Genis-Laval (Vallon des Hôpitaux), à Villeurbanne (Saint-Jean) et à Albigny-sur-Saône (La Loupe). Enfin l’heure est venue de développer un urbanisme partagé et collaboratif à travers des projets d’habitat participatif, l’amplification des projets d’habitat adapté et inclusif, la multiplication des démarches d’urbanisme transitoire… De nouvelles formes d’urbanisme contemporain qui favorisent la mixité et le vivre-ensemble.

Le deuxième enjeu est économique : nous devons rester une métropole attractive et compétitive

Pour cela nous avons des atouts. Nous avons d’abord su rester un grand territoire productif qui s’adapte aux enjeux de la transition énergétique et du numérique. Grâce à son tissu industriel, à son écosystème dynamique, la Métropole de Lyon continue d’attirer les investisseurs et à créer des emplois industriels (+ 1 200 emplois industriels créés en 2018 après 25 ans de baisse, 11% de la création d’emplois industriels nationale se fait sur ce territoire). Cette dynamique industrielle anime également le marché immobilier tertiaire. Les industriels attirent dans leur sillage des bureaux d’études et d’ingénierie, des entreprises de service numérique. Ainsi, nous pouvons être fiers des grandes implantations récentes et annoncées sur notre territoire qu’il s’agisse de centres de production ou de R&D : RTE, Framatome, Elkem Silicones, Renault Trucks, Boehringer Ingelheim, Safran, … Ce sont autant de fleurons qui apporteront des compétences et des emplois sur notre territoire. À cela s’ajoute une forte dynamique entrepreneuriale : +23.000 créations d’entreprises en 2018, +21% par rapport à 2017.

Aujourd’hui, l’enjeu est de consolider ce socle industriel par la transition digitale et énergétique : il s’agit d’accompagner les filières d’excellence dans cette transition (santé, transports, chimie-environnement) et de développer de nouvelles filières : e-santé, assurances, sport, sécurité/cybersécurité. Il s’agit également de booster l’entrepreneuriat sur tout le territoire de la métropole, de poursuivre la transformation du Pôle universitaire lyonnais grâce notamment à la prolongation du label IDEX obtenu en février 2017 et reconduit jusqu’en 2021, de développer l’offre de la formation professionnelle et de renforcer enfin nos acquisitions foncières pour les entreprises.

Le dernier enjeu concerne l’amélioration de notre cadre de vie. Il s’agit de faire de l’investissement un moteur de la transition écologique et énergétique.

Pour continuer à rester attractif, il faut aussi construire un cadre de vie agréable pour les salariés et les habitants. Grâce à notre nouveau Plan Climat Air Énergie Territorial 2030, si nous y mettons les investissements nécessaires, nous pourrons baisser les émissions de GES de 43% et les consommations d’énergies de 20%, doubler la production d’énergie renouvelables et avoir une qualité de l’air respectueuse des normes de l’OMS pour la santé. L’objectif est de continuer à soutenir, à innover et à expérimenter pour créer des nouvelles filières industrielles (économie circulaire, hydrogène, smart grid, …) et des pratiques vertueuses de consommation, pour faire émerger une économie sobre en énergie et en ressources, compétitive et riche en emploi.

La qualité de l’air est également un enjeu majeur pour attirer des talents et donc des chefs d’entreprises quand ils cherchent une nouvelle implantation. L’enjeu est de ramener sous le seuil de l’OMS les taux des polluants problématiques (particules fines, ozone, NOx etc.). Notre Plan Oxygène prévoit plusieurs actions dont la création d’une Zone à Faibles Émissions, la limitation à 70 km/h sur le périphérique, la Prime Air Bois, l’éco-rénovation des logements ou encore une démarche d’innovation en faveur de la qualité de l’air ([R]Challenge). Au cœur de cet enjeu pour la qualité de l’air et le cadre de vie, il y a évidemment les mobilités. Le développement des transports en commun métropolitains sera un élément clé de cette transformation urbaine. Nous avons besoin d’investissements massifs dans les transports pour relier les territoires et améliorer les déplacements (doublement du budget du Sytral sur le prochain mandat). Nous devons impérativement inciter nos habitants à utiliser davantage les transports en commun, grâce à des tarifs plus attractifs, des trains cadencés au ¼ d’heure, des parkings relais dans toutes les gares qui répondent à la demande, la multiplication des modes de transports alternatifs à l’usage de la voiture (covoiturage, vélo, autopartage). Plus nous serons performants et innovants sur nos mobilités et infrastructures, plus notre Métropole demeurera attractive !

Lyon représente donc un terreau favorable aux investissements grâce à la force de nos écosystèmes capables de réunir réseaux financiers, recherche et enseignement supérieur, grandes entreprises et PME, pôles de compétitivité….  Mais ceci ne veut pas dire qu’il ne faut pas rester vigilant pour maintenir cette attractivité économique. L’autre caractéristique de notre métropole, c’est qu’ « ici, ce n’est pas Paris » : cela signifie que Lyon est un bon mix entre la métropole très dynamique, et la ville verte, sportive, où l’on peut prendre du temps. Nous devons tout faire pour conserver cette singularité, en proposant notamment des logements accessibles à tous et une qualité de vie durable. Il faut aller plus vite et plus fort maintenant sur l’amélioration du cadre de vie, car le risque de perdre en attractivité est réel à cause du retard pris en matière de mobilités et de logement.

Investir c’est croire en l’avenir de notre métropole. Investir, c’est aussi porter l’ambition d’une nouvelle gouvernance locale, en accompagnant mieux chaque territoire de cette métropole et en répondant au mieux aux besoins et aux attentes des Grands Lyonnais.

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Jeudi 14 novembre 2019 – Michel Le Faou

Michel Le Faou est intervenu au petit déjeuner du Club de l’OURS sur le thème :

« Le PLU-H et la Métropole de Lyon »

La politique d’aménagement urbain de la Métropole a l’ambition d’améliorer le cadre de vie des habitants et de contribuer au développement économique de l’agglomération. 

Quelques photos :

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Vendredi 18 octobre 2019 – Cirque Medrano

Notre ami Florent Dessus, brutalement disparu en décembre dernier, avait organisé le 11 octobre 2018, une cérémonie en mémoire à Paul Bocuse. Ce jour-là, il avait  fait venir, en présence de nombreux grands chefs étoilés, trois éléphantes du Cirque Médrano.

Le Club de l’OURS, en mémoire de notre ami Florent Dessus,  ami du cirque, et en particulier de Médrano a voulu rappeler cette journée.

A l’entracte, un apéritif convivial, offert par la maison Ricard,  a rassemblé les participants.

A l’issue du spectacle, nous nous sommes retrouvés, autour d’un somptueux buffet préparé par le chef  MOF Williams Jacquier (restaurant Le Vivarais).

Cela a été l’occasion de remettre des copies du certificat de participation à l’hommage à Paul Bouse décerné par le secrétaire perpétuel de l’Académie de l’Eléphant : Florent Dessus.

Ces documents ont été remis en grande pompe par Raoul Gibault, le patron de Médrano, accompagné du Président du Club de l’OURS, Georges Poix et de Hugo Dessus, le plus jeune fils de Florent et président de l’association des « Amis de Florent ».

40 ans de François, membre du Bureau du Club de l'OURS
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Jeudi 10 octobre 2019 – Béatrice Vessiller

Madame Béatrice Vessiller

Vice-présidente de la Métropole de Lyon est intervenue au Club de l’OURS

sur le thème

ÉCORÉNO’V :

pour une rénovation énergétique massive dans

l’habitat sur le territoire métropolitain

Dans le cadre du volet Habitat de son Plan climat énergie territorial, la Métropole de Lyon a engagé une politique ambitieuse d’aide à la rénovation de l’habitat.

Elle vise à réduire les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre du secteur, diminuer les factures de chauffage des habitants, améliorer le confort thermique des logements et lutter contre la précarité énergétique.

C’est pourquoi la Métropole de Lyon a lancé en 2015 la plateforme ÉCORÉNO’V, avec le soutien de l’ADEME et de la Région, pour conseiller et orienter les propriétaires de logements, en maison ou copropriété, vers des travaux de rénovation énergétique et leur apporter des aides financières.

La plateforme est animée par l’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC), qui est ainsi la porte d’entrée pour tous les ménages du Grand Lyon. Les subventions ÉCORÉNO’V se montent à 2 000 € par logement pour des opérations qui permettent de réduire de 35% les consommations d’énergie et 3 500 € si le projet atteint le niveau Bâtiment Basse Consommation (BBC). Les aides sont majorées pour l’utilisation de matériaux biosourcés (isolants en laine de bois, de chanvre, ouate de cellulose, menuiseries bois ou bois/alu), qui sont peu consommateurs d’énergies fossiles pour leur fabrication et relèvent souvent de filières locales ou régionales. ÉCORÉNO’V concerne aussi le parc de logement social, avec des aides aux bailleurs pour atteindre le niveau BBC, qui peuvent aller jusqu’à 5 000 € par logement.

Au 30 septembre 2019, plus de 11 500 logements ont été financés pour une rénovation énergétique ambitieuse, dont 6 700 dans le parc privé – essentiellement en copropriétés – et près de 5 000 logements sociaux, représentant près de 30 millions d’euros de subvention versés par la Métropole. Plusieurs villes ont aussi mis en place des aides complémentaires (Lyon, Villeurbanne, Vénissieux, Saint-Priest). 

L’ensemble de ces opérations a généré près de 185 millions d’euros de travaux, assurés en grande partie par des entreprises locales. Les principaux travaux sont l’isolation des façades (isolation thermique par l’extérieur), des toitures, des combles et des planchers bas, les menuiseries, les équipements de chauffage et de ventilation…

Voir PDF :

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Le coût moyen des travaux varie de 7 000 à 17 000 € de travaux en copropriété, de 27 000 à 47 000 € en maison, selon le niveau de performance visé et l’état initial du bâtiment. Près de 80 autres copropriétés ont prévu de voter des travaux en fin d’année (6 000 logements). Les aides de la Métropole et des communes sont cumulables avec le crédit d’impôt et les aides de l’Agence nationale de l’Habitat (ANAH), versées sous critères de ressources aux ménages modestes. 14% des ménages aidés par ÉCORÉNO’V ont bénéficié d’aides de l’ANAH. SOLIHA est le partenaire de la Métropole pour accompagner les ménages modestes.

De nombreux acteurs sont impliqués dans ÉCORÉNO’V et ont signé la Charte ÉCORÉNO’V pour faire connaître le dispositif, proposer des améliorations, partager les expériences : architectes, maîtres d’œuvre, économistes de la construction, fédérations professionnelles (FFB, CAPEB, CMA), fédérations de syndics, énergéticiens, banques, associations (ADIL, CAUE…), chambre des notaires…, et, en 2019, le Plan Bâtiment durable.

La politique ÉCORÉNO’V étant désormais bien installée sur le territoire, il s’agit maintenant de massifier la rénovation de l’habitat, mais aussi de viser celle des bâtiments tertiaires, pour amplifier les réductions de consommation et d’émissions de gaz à effet de serre et ainsi répondre aux enjeux climatiques. C’est pourquoi le Schéma directeur des énergies (SDE) approuvé par le conseil de la Métropole en mai 2019 prévoit la rénovation de 20 0000 logements par an d’ici 2030, dont 10 000 financés par ÉCORÉNO’V. La rénovation des collèges, patrimoine important de la Métropole, est aussi prévue. Tout cela nécessitera d’augmenter considérablement les budgets et les moyens humains affectés à ces politiques ambitieuses et indispensables pour réussir la transition énergétique de notre métropole et en faire un territoire durable, solidaire et de la qualité de vie.

 

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Jeudi 26 septembre 2019 – Maire du 2ème arrondissement de Lyon

Denis Broliquier, maire du 2ème arrondissement est intervenu 

au Club de l’OURS 

sur le thème :

Pour un urbanisme durable

Nous traversons actuellement une période charnière pour tous ceux qui travaillent dans le BTP. Le nouveau PLUH vient d’être adopté et on repart sur de nouvelles règles, désormais guidées par des exigences climatiques et environnementales incontournables. Les prix continuent de s’envoler. Les aspirations et les modes de vie des citoyens changent, tant pour l’habitation que pour les déplacements. Et enfin, avec les élections, les décideurs publics d’aujourd’hui ne seront peut-être plus les mêmes demain… Tous ces changements à plus ou moins long terme sont l’occasion de redéfinir notre vision de l’urbanisme et du rôle de ses acteurs.

L’urbanisme, c’est la recherche de nouveaux équilibres que nous devons co-construire, professionnels du bâtiment (concepteurs et constructeurs), de l’immobilier, des travaux publics, élus et techniciens des collectivités.

Dans développement durable, il y a d’abord développement !

La notion d’’urbanisme durable doit s’entendre avant tout sur le plan économique, comme moteur d’une croissance raisonnée. Et pour accompagner et encourager cette croissance, les collectivités doivent être justes, transparentes et facilitatrices. La Métropole doit appliquer le  PLUH avec bon sens et souplesse, réduire les délais de traitement administratifs et mieux répartir la commande publique dans le temps du mandat pour faciliter la vie des entreprises. Elle doit travailler davantage avec les professionnels pour se confronter  à la logique et au temps économique.

Repenser l’acte de construire

De la conception au recyclage, en passant par les performances énergétiques et les matériaux, l’innovation permet aujourd’hui d’améliorer l’empreinte environnementale du bâti. Les concepteurs et les constructeurs mais aussi les usagers doivent s’approprier cette nouvelle culture technologique. Le qualité du bâti, la transmission des savoir-faire, la conservation du Patrimoine et l’intégration du végétal dès la conception sont aussi des éléments majeurs de durabilité.

Ré humaniser la ville

Il faut sortir de l’objectif unique d’attractivité, sans l’abandonner bien sûr, mais penser cohésion des personnes et des territoires, trouver les bons principes de planification pour créer de la vie de quartier et du lien social. C’est la demande des citoyens et c’est une des clés de la paix sociale.

Les zones de constructibilité doivent être définies par rapport aux bassins d’emploi en lien avec les transports en commun. La mobilité, c’est le plus grand défi urbain des prochaines années pour assurer la cohésion de nos territoires. Enfin, défi de taille pour l’urbanisme, c’est la santé, liée à la qualité du bâti mais aussi à la qualité de son environnement, à la végétalisation des espaces, à la lutte contre les îlots de chaleur ou à l’amélioration de la qualité de l’air

Quelques pistes de réflexion…

Maitriser les prix du foncier

Pour le logement comme pour le tertiaire, le problème N°1 c’est le foncier. Il faut trouver des outils pour à la fois le maitriser et le libérer : densification, création d’un établissement foncier métropolitain notamment pour la 1ere et  la 2e couronne de la Métropole, diversification des modèles économiques le bail emphytéotique de l’Hôtel-Dieu, optimiser les réserves foncières en sommeil des collectivités…

Priorité à l’habitat !

En accession et ou en location, en classique ou social, la politique de logement doit être au cœur de toutes les réflexions sur urbanisme métropolitain.

Mais l’accession à la propriété doit être privilégiée. Etre propriétaire de son logement est un facteur social majeur, une marque d’insertion sociale et une forme de protection sociale, particulièrement lorsque l’on est fragilisé dans sa vie professionnelle ou à la retraite.

 

Plus de logement social…

Seule une politique volontariste permettra de garantir les équilibres sociaux de la Métropole. Au-delà de l’optimisation des logements vacants, on peut imaginer une bourse d’échange de m2 sociaux/privés sur le modèle du fonctionnement de la commercialité et géré par un organisme paritaire interprofessionnel et collectivité. 

… et de tertiaire

Lyon souffre du manque d’offre. Les loyers sont trop élevés pour les PME / TPE. Le parc immobilier principalement à l’attention des investisseurs. Produire plus de m2 passe par la densification. Sur la métropole, il faut développer les zones d’activités tertiaires à usages mixtes autour des pôles de transports, penser à la réversibilité des bâtiments pour rendre possible un changement d’usage vers du logement si besoin. Enfin, en centre-ville, la question des parkings est essentielle dans l’équilibre des activités. Si le taux de parkings liés aux bureaux est trop faible, on n’aura plus de salariés mobiles mais seulement des activités de back office et des administratifs en ville.

L’architecture en étendard

L’architecture enfin doit aussi être un levier d’innovation. Au-delà de Confluence, Lyon peut afficher une ambition et une identité architecturale bien plus forte en s’appuyant aussi sur nos architectes locaux. Nous devons faire de Lyon un laboratoire de l’innovation urbaine et architecturale, de travailler avec nos architectes et l’enseignement supérieur sur des ilôts d’expérimentation par exemple, et pourquoi pas de créer un événement international ?

Par Denis Broliquier,

Maire du 2ème arrondissement de Lyon

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Jeudi 12 septembre 2019 – Monsieur l’Adjoint au Maire de Lyon délégué aux espaces verts, au cadre de vie

Monsieur l’Adjoint au Maire de Lyon délégué aux espaces verts, au cadre de vie, aux nouveaux modes de vie urbains et à la qualité de l’environnement est intervenu au Club de l’OURS sur le thème :

La nature en ville

La nature en ville représente un pilier de l’aménagement de notre ville pour lui assurer des fonctions de récréation, de climatisation naturelle, de préservation de la biodiversité et de la ressource en eau, ou encore de lutte contre les pollutions.

Afin d’assurer ces fonctions, nous avons élaboré une stratégie en faveur du végétal qui repose sur trois axes : quantité, proximité, qualité.

La nature en ville représente un pilier de l’aménagement de notre ville pour lui assurer des fonctions de récréation, de climatisation naturelle, de préservation de la biodiversité et de la ressource en eau, ou encore de lutte contre les pollutions.

Afin d’assurer ces fonctions, nous avons élaboré une stratégie en faveur du végétal qui repose sur trois axes : quantité, proximité, qualité.

25 kilomètres de liaisons vertes ont ainsi créées avec une ambition forte pour relier les parcs entre eux et ainsi développer un maillage vert dans notre ville. Nous avons ainsi étudié les possibilités pour relier les voies vertes de Champvert au parc des Hauteurs afin de rejoindre à pied le Vieux Lyon depuis Tassin-la-Demi-Lune.

Ce réseau permettra à chacun d’accéder aux différents espaces de nature, mais également de disposer d’un lieu de nature à proximité de chaque habitation. Si la nature est favorable à la biodiversité, elle l’est également pour la santé des habitants. La première étude d’impact en santé réalisée sur un parc en France, le Parc Zénith dans le 3e arrondissement, a permis de confirmer l’intérêt des espaces verts pour la santé des habitants. Disposer d’un espace de nature à moins de 300 mètres de son habitation permet en effet d’améliorer significativement la santé psychique et physique des habitants. A partir de cette constatation, nous avons choisi de mailler notre territoire en réservant de futurs espaces à végétaliser dans le nouveau Plan Local d’Urbanisme. La proximité constitue en effet un enjeu de santé important pour assurer la santé des habitants et lutter contre les ilots de chaleur urbain, grâce à la désimperméabilisation des sols au profit de la nature et grâce aux arbres.

Chaque année, 1 000 nouveaux arbres sont plantés chaque année à Lyon pour offrir de l’ombre aux habitants et des refuges pour la biodiversité. Et Lyon peut s’enorgueillir de proposer déjà 83 000 arbres !

Voir présentation power point

Présentation PPT_

Bien entendu, cette stratégie n’aurait de sens sans une volonté forte pour assurer une qualité écologique dans la gestion des 500 hectares de nature en gestion municipale ! Lyon a en effet été la première grande ville en France à avoir abandonné l’utilisation des produits phytosanitaires. Le service espaces verts de la Ville de Lyon est le plus ancien en France à avoir obtenu la certification ISO 14 001, preuve de cette ambition visant à assurer une cohérence dans sa gestion : les déchets verts sont compostés et réutilisés pour amender les sols, le centre horticole municipal assure la production de 500 000 plants par an en circuits courts, la biodiversité est réintroduite pour assurer un équilibre et participer à la lutte contre les nouveaux invasifs…

Cette qualité de nos espaces verts a permis à Lyon d’être classée 2ème en France pour sa politique en faveur de la biodiversité, et de travailler sur des études uniques en Europe sur les pollinisateurs.

La nature en ville représente désormais un élément constitutif de l’aménagement de notre ville, de son identité et de son attractivité qui lui vaut aujourd’hui d’être la plus grande ville de France à avoir reçu la 4ème Fleur, plus distinction française dans le domaine de la nature en ville ! Si Lyon représente un modèle pour le développement de la nature en ville, les changements climatiques auxquels nous devons faire face doivent nous inviter à aller plus loin encore dans cette politique, et aller vers la ville nature !

L’Adjoint au Maire de Lyon
Délégué aux espaces verts, au cadre de vie,
Aux nouveaux modes de vie urbains et à
La qualité de l’environnement
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Jeudi 4 juillet 2019 – Assemblée générale

Compte rendu 

de la journée du 

jeudi 4 juillet 2019

 

Oursonnes et oursons se sont retrouvés ce jeudi 4 juillet au musée archéologique de Saint Romain en Gal afin de procéder à l’Assemblée Générale annuelle du club de l’OURS.

Accueil chaleureux des équipes technique et administrative du musée et de la directrice générale, madame Emilie Alonso.

L’atelier des mosaïques

A 10 heures nous avons visité, sous la houlette des 3 conservateurs, l’atelier de restauration de mosaïques et de peintures murales.

Les restaurateurs nous ont présenté des pièces remarquables aux différents stades de leur traitement. Nous avons pu admirer notamment un pavement confié pour restauration par le musée du Louvre et dont la livraison est programmée pour novembre prochain.

Les trois restaurateurs qui nous ont guidé ont un savoir-faire reconnu dans le monde entier et leur prochain défi sera, entre autres, de restaurer une dizaine de mosaïques découvertes récemment sur le site voisin de la « petite Pompéï » à Sainte Colombe.

L’ Assemblée Générale

Suite à l’émargement des présents, nous nous sommes rassemblés à 11 heures dans l’amphithéâtre du musée, pour la présentation du rapport moral et du rapport financier de l’année 2018.

Les 2 rapports, financier et moral, ayant été approuvés à l’unanimité, le président propose l’élection de 3 nouveaux membres au bureau en remplacement de Georges Marc Lavarenne, Marcel Demange et de Patrick Durand, membres sortants.

Ont été élus :

– Jean Guillaume Monin qui succède à Patrick Durand au poste de trésorier.
– François Guerrier qui succède à Georges Marc Lavarenne
– Linda Aydostian qui succède à Marcel Demange

La réunion de bureau qui a sucédé a entériné ces décisions et a voté la composition du Bureau comme suit :

– Georges Poix, Président

– Daniel Pizzol, Vice-président

– Linda Aydostian, administrateur

– Christian Barthélémy, administrateur

– Marie-Jo Gherardi, administrateur

– François Guerrier, administrateur

– Jean-Guillaume Monin, trésorier

– Philippe Perrot, administrateur

– Sophie Roger, administrateur

 

Le déjeuner

Le programme étant parfaitement minuté, c’est donc à midi que nous avons gagné la salle des expositions du musée, également gracieusement mise à notre disposition par madame Alonso.

L’apéritif offert par la maison Ricard a été particulièrement apprécié, notamment grâce aux délicieux canapés servis par l’équipe du comptoir restaurant l’Xtreme.

Ce fut pour tous une agréable découverte que de faire la connaissance de Franck Brun et Cédric Bayle, chefs et Maîtres Restaurateurs 2017 qui officient habituellement dans leur restaurant de Saint Jean de Bournay 38460.

Après les maîtres restaurateurs de mosaïques, il fallait bien que les OURS soient restaurés par des maîtres restaurateurs en cuisine.

Ils nous ont régalés et les OURS, dès que l’occasion se présentera, feront de nouveau appel à eux.

La maison Colombier

14 heures 30, départ pour Villette de Vienne (38200) à 11 Km. et 1/4 d’heure de route du musée pour rencontrer  Sophie et Stéphane Jay, arboriculteurs-distillateurs.

L’eau de vie de poire William’s est née à Villette de Vienne grâce à Joannès Colombier, bouilleur de cru, qui distillait les poires de son verger de 6 hectares dont 2 ha ont plus de 125 ans (1893). Dans les années1930 le célèbre chef Fernand Point de la Pyramide à Vienne lui demandera de lui réserver sa production. Les bouteilles étaient alors étiquetées « Poire qui n’en boit Point ». Il faudra attendre les années 60 pour trouver de l’eau de vie Colombier dans la grande restauration.

Depuis 2006 Sophie et Stéphane Jay ont pris la relève. Stéphane a piloté oursonnes et oursons dans le verger pour les initier à la pose de bouteilles dans les arbres pour enfermer les poirettes juste formées. Magnums, carafes et bouteilles pourront ainsi contenir une magnifique poire William’s conservée dans de l’eau de vie. Plus de 1 000 bouteilles sont ainsi posées chaque année.

Petit passage à la murisserie puis aux cuves de macération et enfin à la distillerie où les discussions sur les qualités du poiré, de l’eau de vie à 48° ou 50° iront bon train.

Pour la petite histoire, c’est avec surprise que nous apprendrons que la propriété appartient à l’Académie Française. Stéphane est donc le métayer d’immortels !

Merci à Stéphane de nous avoir consacré quelques heures de son temps afin de permettre aux OURS de parfaire leur éducation sur les produits destinés à la grande restauration. .  .  Sujet de la journée.

Rapport moral

Les petits-déjeuners

Cette année 2018, a été marquée par l’exceptionnelle accompagnement de Georges Képénékian

–          le 18 janvier, premier invité de l’année

–          le 3 avril le dîner de gala du Club de l’OURS dans les salons de l’Hôtel de Ville

–          le 12 septembre, les 30 ans de notre Club au jardin de la Visitation.

Nos amis les élus ont dû s’apercevoir que nous étions sensibles à leurs invitations dans des sites prestigieux, et le 5 juillet, le président Christophe Guilloteau nous a invité dans les salons du Conseil départemental où, pour la première fois, nous avons organisé un petit déjeuner.

Les conditions d’accueil au sein du Quartier Général Frère étant de plus en plus aléatoires, nous avons pris des mesures dès la fin 2018 pour changer de tanière.

VOX Rhône-Alpes et TLM

A la mi-décembre, le décès brutal de Florent Dessus nous a amené à prendre de nouvelles dispositions, d’autant que la position de Jean-Pierre Vacher au sein de la chaîne rachetée par BFM TV nous obligé à prendre des mesures conservatoires.

La vie du Club

Notre Club ne serait pas ce qu’il est sans le bénévolat de tout ceux qui s’investissent pour développer la réussite et la convivialité au sein de notre groupe de copains.

Cette année, nous devrons remplacer à l’occasion de cette assemblée générale, 3 membres du Bureau et je remercie très sincèrement les membres sortants qui ont su donner tout au long des années passées de leur temps et de leur énergie sans compter.

La soirée du bâtiment et de l’immobilier

Le 15 mai 2017 a eu lieu la deuxième édition de cette soirée. Au fil des ans on s’aperçoit que la participation s’émousse et nous devrons nous investir un peu plus dans cette initiative extrêmement valorisante pour les entreprises du Club de l’OURS.

Nous aurons donc à réfléchir, avec notre partenaire le Progrès pour booster l’organisation de cette manifestation.

Cirque Medrano

Le 16 novembre, grâce à l’ami Raoul Gibault, nous avons pu organiser une soirée, avec des artistes éblouissants venus de tous les horizons pour nous présenter des numéros d’exception.

Fête foraine

Comme chaque année, à la mi-décembre, les forains d’Euro-parc, l’AFM Téléthon, Handimat et le Club de l’OURS, s’associent lors d’une porte ouverte afin de permettre aux enfants malades et à leur famille de s’évader, le temps d’un après-midi, à la fête foraine.

Cette année, l’action de Handimat a permis d’augmenter le nombre de participants c’est pourquoi, il y a eu un vif succès.

Togo : Aformetrop et Mac Mael Agri

La vocation du Club est d’avoir des actions en relation avec l’acte de bâtir. Dans ce cadre, le Club de l’OURS a largement participé au financement et à la réalisation des plans et des chiffrages d’une maison médicalisée et d’une école agricole au Togo.

Lors d’un voyage privé, nous avons pu constater que la construction de la maison médicalisée avait formidablement avancé et sa livraison est prévue pour la fin 2019. Quant à l’école agricole, nous avons appris que d’autres associations, dont ASF et ESF ont amené des financements complémentaires qui vont permettre de commencer la construction de cette école.

RICARD et VALS

Nos habituels partenaires qui nous suivent fidèlement tout au long de nos manifestations pour nous désaltérer amicalement, nous ont bien entendu accompagnés tout au long de l’année 2018. Nous leur en savons gré et apprécions particulièrement leur amicale participation.

Tenue de notre assemblée générale

L’année dernière, notre assemblée générale s’est tenue au Château de la Chaize suite à l’invitation de Christophe Gruy.

Cette année, nous sommes à nouveau invités, par un autre Christophe, le patron de ce magnifique musée de Saint Romain en Gal : merci monsieur le président Christophe Guilloteau.

Rapport financier

Notre expert-comptable, le cabinet VEAMA de Villeurbanne a établi le bilan de l’exercice clos le 31 décembre 2018 et certifie nos comptes.

Un exemplaire de ce document est à disposition pour consultation éventuelle avant vote du quitus.

Notre compte de résultat fait apparaître un chiffre d’affaire de 112 664 € (112 937 € en 2017 pour mémoire)

Nous constatons donc un maintien du chiffre d’affaire et approximativement des cotisations.

Pas d’évolution du nombre de membres, similaire à celui de 2017.

Renforcement de la tendance relevée l’année dernière à savoir une progression des adhésions annuelles.

Les inscriptions occasionnelles sont maintenant, pour la majorité, des invités de nos membres.

Comme évoqué en conclusion du rapport financier 2017, les festivités organisées pour l’anniversaire des 30 ans prises intégralement en charge par le Club pour un montant de 22 500 € ont eu un impact sur notre résultat.

Notre exercice est donc déficitaire à hauteur de 17 300 €. Ceci était prévu et maîtrisé.

La santé financière de notre Club reste excellente.

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Jeudi 13 juin 2019 – Dîner de gala

     

Le Club de l’OURS a organisé son traditionnel dîner de gala, présidé cette année, par Laurent Fiard, président du MEDEF, au sein de l’Hôtel Interontinental du Grand Hôtel Dieu.

Ce sont 250 oursonnes et oursons accompagnés de leurs amis, qui se sont retrouvés dans la cour du cloître pour un apritif convivial animé par l’ami Lucien Delly, l’homme des coulisses de la chanson française.

Coupe de bienvenue au blanc de blanc de Claude Mandois, whisky, Lillet, Richard offerts par la maison Ricard. 

Repas dans le magnifique Salon Soufflot arrosés des vins de la maison Guigal et des eaux de Vals.

De nombreux élus nous ont fait l’honneur de leur présence :

  • – Gérard Collomb, maire de Lyon
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  • – Etienne Blanc, vice-président de la Région ARA
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  • – Christophe Guilloteau, président du Conseil départemental
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  • – Michel Le Faou, vice-président de la Métropole chargé de l’Urbanisme
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  • – Denis Broliquier, maire du 2ème arrondissement de Lyon
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L’animation a été assurée par un sosi de Laurent Gerra, mais aussi par Albert Constantin, l’architecte de la rénovation de l’Hôtel Dieu qui a conté avec humour son parcours tout au long de cet extraordinaire chantier.

Les participants ont tous eu le sentiment de partager un moment exceptionnel.

Voir vidéo : 

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