jeudi 14 juin 2012 – Visite spectaculaire du chantier du musée des Confluences

Pour faire suite au petit-déjeuner du 3 mai avec Jean-Luc da Passano , président de la SERL, nous avions souhaité organiser pour nos adhérents une visite du chantier du musée des confluences dont les travaux sont pilotés par la SERL.

Nous étions deux groupes de 20 oursons guidés par Jean-Claude Schneider de la SERL, d’une part, et Sarah Perrusset de Vinci GTM d’autre part.

La présentation du parti architectural nous a été faite par Markus PROSSNIGG de l’agence COOP-HIMMELB(L)AU, puis chacun s’est équipé de bottes, casque et gilet prêtés par GTM.

Nous avons été sensibles à la présence d’Eric Brassart, Directeur Général de la SERL, et d’Evelyne Haguenauer, adjointe au maire de Lyon qui nous ont accompagnés à cette occasion.

Il faut tout d’abord rappeler que le maître d’ouvrage de ce musée à l’architecture futuriste est le département du Rhône afin de regrouper, entre autre, les collections du musée Guimet.

Le but est de créer un musée qui sera non pas visité… mais fréquenté. L’objectif étant de 500 000 visiteurs par an.

Le parti architectural développé par les architectes est lié au cristal et au nuage, symboles du connu et de l’inconnu, le cristal représentant la clarté d’aujourd’hui, et le nuage le flou de demain.

Le nuage flotte à 8 m au-dessus d’un bassin qui reflète couleurs et lumière. Il s’élève sur 5 niveaux, ils est destiné à abriter les salles d’expositions, il est revêtu de 17 000 plaques d’acier inoxydable. Au dernier niveau, on trouve une salle de restaurant dont la terrasse donne sur le confluent du Rhône et de la Saône.

Le cristal culmine à 37 m de haut, il est entièrement vitré par 5 200 m² de vitrages qui lui confèrent sa transparence. Le centre de cette immense verrière est occupé par un puits de gravité qui stabilise la structure de cet espace d’accueil.

L’ensemble du vaisseau surmonte un socle en béton comportant deux niveaux de sous-sols dans lesquels se trouvent les locaux techniques, les réserves et deux auditoriums de 50 et 250 places.
Le choix du département a été de réaliser une construction à Haute Qualité Environnementale et notamment :
– Un chantier propre maîtrisant la gestion des déchets et réduisant les nuisances et la pollution
– Un ouvrage réduisant la consommation d’énergie à l’aide de 600 panneaux photovoltaïques et de pompes thermo frigo utilisant la géothermie de la nappe phréatique.
– Un bâtiment s’intégrant dans son environnement
– Une utilisation restreinte de l’eau potable en employant l’eau de la nappe.

Quelques chiffres :

Le bâtiment Longueur totale 180 m – Largeur 90 m – Hauteur 37 m

Surface totale couverte = 22 000 m² dont 6 400 m² consacrés aux expositions permanentes – 3 000 m² le reste pour les expositions temporaires.

Les salles sont distribuées de part et d’autre d’une circulation centrale, critère de clarté et de fluidité pour les visiteurs.

Au rez-de-chaussée, le jardin couvre une superficie de 24 400 m².

La maçonnerie aura nécessité de couler 21 000 m3 de béton armé par 1 700 tonnes d’acier

La charpente métallique comporte 100 000 pièces différentes pour un total de 6 000 tonnes d’acier et 250 000 boulons. La fabrication des pièces est réalisée dans une usine de république tchèque.

La desserte sera assurée par le tramway et une navette fluviale.

Le site de la SERL indique que le coût total prévisionnel est de 240 millions HT, valeur août 2009.

La fin des travaux est programmée pour l’automne 2013 et l’ouverture au public au printemps 2014.

musee confluence

La clôture de la visite s’est faite autour d’un buffet et du verre de l’amitié que Mado, du restaurant la Tornade Blonde, nous a concoctés et livrés en temps et en heure à la Confluence, qui est par définition un lieu de rencontre.

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