Petit déjeuners 7 janvier 2013 – Sedat Kartal

Le Club de l’OURS a reçu le jeudi 7 janvier 2013
Monsieur Sedat Kartal
Président de la Chambre de Commerce Franco-Turque
sur le thème :
400 entreprises industrielles françaises sont implantées en Turquie.

Les échanges avec Rhône-Alpes se développent avec la CCIR, les CCIT, la CGPME, le MEDEF et ERAI

Le Président de la République François Hollande a réaffirmé la volonté de la France d’établir avec la Turquie une «relation stable et confiante». Celle-ci doit refléter l’amitié plusieurs fois séculaire entre nos pays, la densité de nos liens économiques ainsi que la convergence de nos analyses sur de nombreux enjeux actuels.

 La France et la Turquie peuvent s’enorgueillir d’une relation diplomatique pluriséculaire. La circulation des savoirs entre nos deux pays s’est depuis développée dans les domaines les plus divers. Nos échanges commerciaux se sont considérablement développés ces dernières années. Nos ventes à la Turquie ont été multipliées par 2,5 depuis 10 ans. La France est le 7ème fournisseur et l’un des principaux investisseurs.

 400 entreprises françaises

Près de 400 entreprises françaises – dont beaucoup sont des fleurons de notre industrie – sont installées en Turquie employant environ 100.000 personnes. La présence française dans les secteurs de haute technologie est importante : Renault va produire à Bursa sa première berline familiale électrique, Alstom dispose à Gebze de l’une des usines de transformateurs électriques les plus modernes au monde, et est très actif dans le transport comme dans le secteur des fermes éoliennes. Turkish Airlines est devenu l’un des principaux clients d’Airbus, notamment pour les A318-320 et A330-340.

Turkish Aerospace Industrie est partenaire d’Airbus pour le développement des ailerons de l’A350 et participe au consortium Airbus Military dans l’A400M avec 5,8% des parts. Parmi d’autres sociétés importantes, Thalès et GDF Suez, Schneider Electric, Air Liquide, Safran ou Dassault system, BNP ou AXA et Groupama participent également à l’expansion du secteur bancaire et des assurances en Turquie.

Dans la grande distribution, Carrefour, Leroy-Merlin ou Décathlon font de manière croissante partie du paysage turc… Et la liste est encore longue.

 Une coopération culturelle vivante et exemplaire

 La France dispose en Turquie d’un dispositif impressionnant comprenant 10 établissements francophones d’excellence dont le lycée Galatasaray fondé en 1868 à Istanbul, héritier des écoles impériales, ainsi que l’université du même nom. Le programme ERASMUS favorise une mobilité croissante entre étudiants français et turcs.

 Une croissance exubérante

 Malgré des turbulences au sein de ses principaux marchés d’exportation, la Turquie affiche ces dernières années une croissance exubérante. Depuis fin 2009, la Turquie connaît la croissance la plus rapide de la région, avec un PIB qui a grimpé d’un solide 9,2% en 2010 et de 8,5% l’an dernier. Il s’agit d’un des niveaux les plus élevés au monde et seulement dépassé par la Chine.

Ce rythme en soi n’est pas exceptionnel dans l’histoire éco de la Turquie. Ce qui est inédit c’est la régularité dans le temps de cette croissance avec une amélioration drastique des équilibres macro économiques.

 On peut donc noter dans cette accélération une politique d’austérité stricte, destinée à réduire les déficits budgétaires, redresser la balance des paiements et à juguler l’inflation (qui était à deux chiffres).

 Dans les années 2000 à la suite de réformes structurelles entreprises, la Turquie a réduit sa présence massive dans l’économie par un programme de privatisation audacieux. En 2005 l’indépendance de la Banque Centrale a été actée. Une réforme monétaire majeure a été réalisée en divisant par le million la livre turque comme pour signifier la sortie de l’ère de l’inflation.

La mise en place des accords de libres échanges avec l’Union Européenne et avec aussi 17 autres pays (Maroc, Egypte, Israel…) a été très bénéfique pour la Turquie.

Des bases saines :

Attendue depuis au moins deux ans, Fitch passe la notation la Turquie investment-grade.

C’est une décision importante car, en confortant les anticipations favorables sur ce pays, elle réduit de facto les risques d’un manque de financements à court terme et surtout elle peut favoriser les flux à long terme, principalement les investissements directs étrangers.

Enfin, la part de la dette publique en devises n’excède pas 30% du total. Donc, le risque souverain s’améliore réellement et l’État turc sera certainement plus résilient face à un choc externe.

De plus, le secteur bancaire est en bon état (un niveau de créances douteuses faible), ce qui limite le risque systémique. Avec une hausse de près 4% du PIB en 2012, il n’y aura pas de hard landing.

C’est donc une évolution profonde de son économie. Elle se lit d’ailleurs aussi dans la réduction du déficit courant cette année (7,3% prévus en fin 2012). Cette diminution a été déclenchée par une baisse des importations (logique avec le ralentissement économique), mais surtout portée par la réorientation des exportations, qui ont ainsi prouvé la compétitivité turque : l’UE ne représente que 34% des ventes, contre 49% en 2011.

La croissance Turque dopée par l’investissement privé a favorisé le développement et l’émergence d’industries dans tout le pays et notamment dans l’est et le sud, zones jusqu’alors ignorées. Et la Turquie dans son ensemble bénéficie en effet de facteurs de production avantageux. MO à faibles coûts, accessibilité du foncier, exemption de taxes…

 Une population jeune

 Exemple de croissance dans le secteur du commerce électronique, avec les niveaux élevés de pénétration de l’internet, ce pays est bien parti pour connaître une croissance exponentielle. Favorisé par une population jeune et douée en informatique (le pays compte en effet quelque 50 millions d’internautes), le secteur du commerce en ligne a connu un développement spectaculaire ces dernières années notamment, atteignant 22,8 milliards de livres turcs (environ 12,7 milliards US$) en 2011, soit un taux de croissance de 50% par rapport à 2010. Selon une étude de l’association professionnelle de distributeurs en ligne, l’entrée en vigueur du nouveau code relatif au commerce électronique prévue en janvier 2013 va impulser une dynamique nouvelle à ce secteur en Turquie. S’appuyant sur les taux de croissance impressionnants enregistrés au cours des cinq dernières années, selon les statistiques les plus récentes, seulement 4 pour cent d’internautes turques font des achats en ligne.

 Ce taux devrait atteindre 25 pour cent à court terme. Le volume du commerce en ligne au cours des 3 prochaines années devrait atteindre 250 milliards de livres turcs (environ 140 milliards de dollars US)». Selon les prévisions de l’OCDE, l’expansion du PIB de la Turquie sera la plus forte des 34 pays de la zone entre 2011/2017.

Considérant la Turquie comme un véritable pays industrialisé, nous aurons une approche et une compréhension plus réaliste. Avec Rhône-Alpes, 1ere région industrielle de France, nous avons énormément d’atouts pour développer nos échanges avec les entreprises Turques. Nous comptons sur la participation active et positive des différentes CCIT de la région, la CCIR, la CGPME, le MEDEF, ERAI et des pouvoirs politiques pour apporter les réponses adéquates aux besoins des entreprises pour faciliter accès à ce nouveau marché prospère. Nous aurons l’occasion de découvrir la Turquie et de rencontrer des chefs d’entreprises lors de la prochaine édition de FUTURALLIA qui se déroulera à Istanbul du 5 au 7 juin 2013.

Par Sédat Kartal

Président de la Chambre de Commerce

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La manifestation s’est terminée par un tirage au sort des membres inscrits ayant trouvé une fève dans  les galettes servies à l’occasion de l’épiphanie.

Sedatblesite

Monsieur Blet a gagné un voyage aller/retour à Istambul par la compagnie Turkish Air Lines. Le billet a été offert pour moitié par le Club de l’OURS et l’autre moitié par Dogan Voyages, par l’intermédiaire de :

Mehmet UCAN – Dogan Voyages

65 rue de la Part Dieu – 69003 LYON

 

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