Petit déjeuner 5 février 2015 – Michel Barnier

Le Club de l’OURS a reçu le jeudi 5 février 2015
Michel BARNIER
Conseiller d’Etat – ancien ministre

Sur le thème :

« Les nouveaux territoires en première ligne pour la croissance »

Cinq ans pour poser les bases d’une nouvelle croissance en Europe

Lors de son audition devant le Parlement européen, le 13 janvier 2010, Michel Barnier a exprimé une double ambition: l’ambition qu’aucun marché financier, aucun acteur financier, aucun produit financier et aucun territoire n’échappe à une régulation pertinente et à une surveillance efficace; l’ambition aussi de relancer le marché unique qui doit être un des grands moteurs de la croissance et de l’emploi en Europe.

En cinq ans, des progrès inédits ont été fait sur ces deux chantiers. Michel Barnier a proposé au nom de la Commission européenne plus de 40 textes de régulation financière, qui reprennent l’intégralité des mesures décidées en commun dans le cadre du G20, par exemple pour renforcer les règles de prise de risque applicables aux banques, pour encadrer les bonus des banquiers ou pour imposer la transparence aux produits dérivés.

Un projet commun ambitieux

Michel Barnier a porté le projet d’union bancaire qui est sans doute le projet commun le plus ambitieux depuis la création de l’euro, et sur lequel un accord a été trouvé en avril 2014. Cette union doit permettre de renforcer la zone euro, de remédier à la fragmentation des marchés financiers en Europe et d’améliorer la protection des contribuables et des citoyens face aux risques pris par les banques.

L’agenda de régulation financière a été réalisé sans jamais perdre de vue l’objectif de remettre la finance au service de l’économie réelle.

Les leviers de croissance

Les crises successives ont laissé des traces importantes: 26 millions d’Européens sont au chômage, dont plus de 50% des jeunes dans beaucoup de pays, et de nombreuses PME ont toujours du mal à trouver les financements dont elles ont besoin pour se développer et embaucher. Michel Barnier a ainsi proposé d’utiliser tous les leviers de la croissance et d’emploi du marché unique, en s’assurant qu’il bénéficie à toutes les entreprises et à tous les Européens, qu’ils soient consommateurs, travailleurs, créateurs ou professionnels indépendants.

C’était l’objectif des deux actes pour le marché unique qu’il a lancés avec une douzaine de ses collègues en 2011 et 2012 et qui les ont conduits à faire adopter des mesures très concrètes comme la simplification et la modernisation des règles de la commande publique, le brevet unique européen, la carte professionnelle européenne ou encore le soutien à l’entrepreneuriat social.

 Au-delà des clivages

Durant son mandat à la Commission européenne (février 2010-octobre 2014) , Michel Barnier a fait la preuve que bien des difficultés peuvent être résolues quand on travaille main dans la main, au-delà des clivages, avec les députés européens et les Etats membres, mais aussi avec les parlementaires nationaux,  représentants des régions, des PME, des syndicats ou des associations de défense des consommateurs.

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