Petit déjeuner 28 novembre 2013 – Christian Missirian

Le Club de l’OURS a reçu ce jeudi 28 novembre 2013
Monsieur Christian MISSIRIAN
Directeur régional d’EDF Commerce Rhône-Alpes Auvergne
sur le thème :
« Quel avenir pour l’électricité ? »

Est-il possible de penser les villes modernes sans imaginer un espace urbain irrigué d’énergie électrique ? Oui l’électricité  a un bel avenir. Un avenir autrement.

L’énergie de la ville

La consommation mondiale d’électricité devrait, selon l’Agence Internationale de l’Energie, croître de 50% d’ici à 2035, deux fois plus vite que toutes les énergies. Une prévision logique dans un monde où la proportion de citadins va passer de 50 % aujourd’hui à 75% en 2050 et où les 2 milliards d’êtres humains qui s’ajouteront aux 7 milliards actuels iront peupler les villes.

Car l’électricité est l’énergie urbaine par excellence. L’inscription de l’expérimentation Smart Electric Lyon dans le projet de ville intelligente du Grand Lyon le montre bien.  Silencieuse, propre, discrète, elle couvre les besoins des habitants, des entreprises et des collectivités grâce à la variété de ses usages : éclairage, signalétique, animation des moteurs, climatisation, etc. De fait, elle est le vecteur énergétique des progrès de notre monde. Peu des innovations qui ont changé notre vie, du TGV au smartphone, auraient pu voir le jour sans elle. Elle sera demain, le levier du développement.

Vers de nouveaux modèles

A EDF, nous préparons cet avenir avec une claire conscience des évolutions à opérer pour répondre à trois enjeux énergétiques qui sont devant nous. Il faut baisser les émissions de CO2 qui menacent l’équilibre climatique. Les 2/3 de l’électricité produite dans le monde proviennent de combustibles fossiles, charbon  notamment.  Ce rapport doit être inversé en faveur des énergies non carbonées, renouvelables (vent, soleil, eau) et nucléaire. EDF qui produit déjà 85 % de son électricité sans émissions de CO2 montre que cela est possible dans de bonnes conditions de compétitivité. Il faut aussi garantir la sécurité des approvisionnements en tablant sur les énergies locales et en limitant les importations d’énergies fossiles. EDF consacre 40 % de ses investissements au développement d’énergies renouvelables et 25 % au nouveau nucléaire.

Il faut enfin répondre aux aspirations d’une plus grande maîtrise des utilisateurs, des collectivités et des entreprises, en allant vers des systèmes électriques plus décentralisés, moins verticaux, intégrant les productions locales et les initiatives des citoyens eux-mêmes. Ceci suppose des réseaux numérisés jusque dans l’espace privé, avec des utilisateurs de plus en plus avertis et acteurs. Ceci suppose aussi un équilibre subtil entre réseaux locaux et réseaux globaux, entre grandes centrales à énergie garantie et productions renouvelables intermittentes, pour assurer à coût maîtrisé la fourniture de cette énergie encore peu stockable qu’est l’électricité. En bref, il faut innover à tous les maillons de la chaîne électrique jusqu’aux usages. D’où l’investissement de 400 M€ par an d’EDF dans la R&D et son ouverture aux coopérations avec les industriels du secteur électrique ou encore le Concours Energie Intelligente lancé par EDF à Lyon qui vise à promouvoir l’innovation notamment au travers des jeunes entreprises.

Des conditions nécessaires

Ces investissements significatifs dans le secteur électrique devront se traduire dans le prix de l’électricité, aujourd’hui inférieurs en France de 30 % par rapport à la moyenne européenne. Notre électricité doit conserver une bonne marge de compétitivité avec une très faible émission de CO2, valorisée par les efforts d’efficacité énergétique dans les bâtiments, les entreprises et les systèmes électriques intérieurs. Dans ce nouveau paysage électrique, le consommateur sera central. Mieux informé, il disposera d’une plus grande maîtrise de l’environnement de technologies et de services qui se prépare pour lui. C’est tout le sens de l’expérimentation Smart Electric Lyon portée par EDF, les 20 partenaires industriels et de la recherche associés dans le Consortium.

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