Petit déjeuner 18 avril 2013 – François-Noël Buffet

Le Club de l’OURS a reçu le jeudi 18 avril 2013
François-Noël Buffet
Sénateur du Rhône – Maire d’Oullins
sur le thème : 
« Une métropole pour Lyon ! Pourquoi faire ? »

Après nous avoir annoncé un ambitieux tournant de la décentralisation avec une réorganisation des territoires, une clarification des compétences et une simplification du millefeuille administratif, le gouvernement additionne, a contrario, des propositions d’une rare complexité, un bric à brac de dispositions aussi nombreuses que confuses. Nous sommes loin du choc de simplification, annoncé par le Président de la République !

L’horizon s’annonce peut-être un peu plus dégagé autour de la Capitale des Gaules depuis que le Grand Lyon et le Conseil Général ont décidé de mettre en place sur le territoire de l’agglomération lyonnaise, comme la loi de 2010 le permet, une métropole d’intérêt européen (MIEU). Si elle est menée avec vision et ambition, il s’agit d’une réforme institutionnelle majeure en ceci qu’elle donne naissance à une nouvelle collectivité locale.

C’est une chance qu’il ne faut pas gâcher. La puissance de notre agglomération d’un point de vue démographique et économique n’est plus à démontrer. Pour autant, si nous voulons continuer d’être attractifs, il est nécessaire de préparer la mutation structurelle et politique de notre organisation afin de relever les défis auxquels notre territoire doit faire face.

Dans une perspective de compétitivité européenne, la métropole doit nous aider à constituer un réseau de services et d’infrastructures de transports suffisamment performant pour attirer les entreprises tout en continuant à offrir des services de qualité à nos habitants (enseignement, logement, culture…).

Les nouvelles prises de compétences de la métropole et son énorme poids budgétaire (3,5 milliards d’euros dans le cas lyonnais) le permettent.

L’autre défi majeur de ce « super Grand Lyon » consiste, pour les communes qui le composent, à trouver leur place dans la nouvelle collectivité et, tout simplement, à continuer d’exister sans voir leur marge de développement et d’action être réduite à peau de chagrin.

Si au sein de la métropole les communes conservent leur autonomie financière, il n’en demeure pas moins que la situation de chaque commune dans cette nouvelle organisation doit être étudiée au cas par cas.

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